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jeudi, janvier 20, 2005
La découverte d'une planète soeur de la Terre, une possibilité concevable
samedi 15 janvier 2005, 11h51
SAN DIEGO (Etats-Unis) (AFP) -
La découverte d'une planète soeur de la Terre dans un autre système solaire de notre galaxie où la vie serait possible mobilise l'énergie de la communauté astronomique où l'on juge cette possibilité probable à un horizon pas si lointain.
"Les ingrédients de la vie sont abondants dans l'univers et dans les vingt prochaines années nous serons peut-être en mesure de savoir s'il y a des organismes microbiens, des animaux, voire des créatures intelligentes sur d'autres planètes", a expliqué Geoffrey Marcy, un astrophysicien de l'université de Californie lors de la convention de la société américaine d'astronomie réunie cette semaine à San Diego (ouest).
Il avait annoncé en septembre, avec une équipe d'astronomes américains, la découverte de deux planètes se rapprochant de la Terre en taille et tournant autour d'étoiles situées respectivement à 33 et 41 années lumière dans les constellations du Zodiaque et du Cancer.
Des scientifiques européens avait indiqué quelques jours plus tôt avoir trouvé une planète entrant dans cette catégorie à 50 années-lumière de la Terre.
C'est la première fois que des planètes plus proches d'un gabarit terrestre ont ainsi été localisées après les dizaines, beaucoup plus massives, découvertes depuis 1995. Mais ces trois planètes ne paraissent pas pour autant hospitalières, ont indiqué ces astronomes.
Plus une planète sera proche en masse et en volume de la Terre, plus les chances seront grandes qu'elle ait les mêmes caractéristiques chimiques et physiques, estiment généralement les scientifiques.
Trouver des planètes en dehors de notre système solaire n'est pas chose facile puisqu'elles n'émettent pas de lumière, reflétant seulement les rayons lumineux de l'étoile autour de laquelle elles gravitent. Elles sont de ce fait quasiment invisibles même aux télescopes les plus puissants d'aujourd'hui.
Dans ce but, la Nasa, l'agence spatiale américaine et son homologue européenne, l'ESA, préparent plusieurs missions destinées à spécifiquement trouver des planètes similaires à la Terre.
La première exploration sera lancée par l'agence spatiale européenne, l'ESA en 2006 avec Corot, un satellite qui scrutera la luminosité des étoiles pour détecter toute légère diminution périodique d'intensité de la lumière.
Ce phénomène, appelé "transit", résulte du passage d'un astre entre la Terre et l'étoile observée et est désormais la technique de choix pour trouver des planètes de plus petite dimension en orbite autour de ces soleils lointains dans notre galaxie, la Voie Lactée.
Corot sera suivi en 2007 par l'envoi de Kepler, un télescope spatial de la Nasa, ultra-sensible qui observera, selon la même méthode, la luminosité de centaines de milliers d'étoiles.
La Nasa estime que Kepler devrait découvrir de nombreux astres en orbite autour d'étoiles. Son photomètre a une sensibilité telle qu'il peut repérer une planète de la taille de la Terre passant devant une étoile pendant seulement quelques heures.
La troisième mission, dite "Space Interferometry ou SMI", doit être lancée aussi par la Nasa en 2010. L'observatoire spatial SMI pourra grâce à ses instruments d'interféromètrie -- technique de mesure utilisant les interférences de la lumière des étoiles-- détecter avec une très grande précision la présence de planètes autour des étoiles les plus proches d'une masse de deux à trois fois celle de la Terre.
Enfin avec "Terrestrial Panet Finder", dont le lancement est prévu entre 2012 et 2014, la Nasa sera capable de voir directement des planètes de la taille de la Terre. Il sera suivi en 2015 par Darwin de l'ESA, qui grâce à une flottille de petits télescopes formant un puissant interféromètre, pourra analyser l'atmosphère de ces planètes.
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9:25 PM
Les mystérieux trous noirs commencent à livrer leurs secrets
jeudi 13 janvier 2005, 13h42
SAN DIEGO (Etats-Unis) (AFP) -
Les trous noirs, objets célestes invisibles mais omniprésents au coeur des galaxies, commencent à livrer leurs secrets aux astrophysiciens, dont plusieurs ont présenté leurs découvertes à la conférence de la société américaine d'astronomie à San Diego (Californie, ouest).
Ultime destin des étoiles les plus massives ayant épuisé leur carburant, le trou noir résulte de la contraction gravitationnelle de leur noyaux après l'explosion de ces astres en supernova.
Jon Miller, astrophysicien de l'université Harvard à Boston (Massachusetts, nord-est), a pu détecter des particules de gaz littéralement "surfant sur une vague d'espace-temps" autour d'un trou noir baptisé GRS 1915+105 situé à 40.000 années-lumière dans la constellation Aquila.
Ces observations, qui ont pu se faire grâce au plus grand télescope de l'espace à rayon X, le Rossi-X ray Timing Explorer de la NASA, l'agence spatiale américaine, confirment selon lui la théorie de la relativité générale du physicien Albert Einstein en montrant comment la force gravitationnelle de ces objets peut "déformer la fabrication même de l'espace-temps".
Une autre équipe dirigée par Jane Turner, travaillant conjointement avec la NASA et le centre d'astrophysique de l'université du Maryland (est), a observé trois blocs de particules de gaz à très haute température de la taille de notre soleil évoluant autour d'un trou noir à 32.000 km par seconde.
Cette première réalisée avec le satellite XMM-Newton de l'Agence spatiale européenne (ESA) a permis à ces astronomes de suivre des morceaux de matière effectuant une révolution complète autour d'un trou noir.
"Ces données devraient nous permettre de mesurer la masse et d'autres caractéristiques des trous noirs", a expliqué Jane Turner.
Le professeur d'astronomie, Stein Sigurdson, de l'université de Pennsylvanie (est), doit expliquer mercredi comment les trous noirs géants, tel celui se trouvant au centre de notre galaxie, la Voie Lactée, avalent des trous noirs plus petits ainsi que des étoiles à neutrons, pour devenir encore plus massifs.
Grâce à une modélisation informatique, cet astrophysicien et ses collègues ont calculé la fréquence de ces évènements dont ils espèrent observer les effets plusieurs fois par an grâce au programme conjoint de la NASA et de l'ESA, appelé LISA.
Ce futur système de satellites, muni d'antennes laser, sera capable de détecter les ondes gravitationnelles que déclenchent par avance l'absorption d'un trou noir ou d'une étoile à neutron par un trou noir géant, a-t-il expliqué dans un communiqué.
Ces ondulations de l'espace-temps, prédit par Einstein, et qui se déplacent à la vitesse de la lumière, n'ont jamais été détectées directement, mais elles "représentent les meilleures chances de pouvoir observer ce phénomène" d'absorption des trous noirs, a expliqué Stein Sigurdson.
La densité des trous noirs est telle -- pour une masse quatre fois supérieure à celle du soleil, ils ont un rayon de l'ordre de 12 km-- que les trous noirs absorbent, comme un puissant siphon, tout ce qui passe à proximité.
Ces objets stellaires sont tellement denses que même la lumière ne peut s'en échapper les rendant invisibles et seulement détectables par les effets exercés sur leur environnement dont l'espace-temps qu'ils déforment, selon la théorie de la relativité générale d'Einstein avancée en 1916.
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posted by Olivier Pingot |
4:43 PM
lundi, décembre 13, 2004
Des cristaux d'eau à la surface du gros astéroïde Quaoar
mercredi 8 décembre 2004, 19h17
PARIS (AFP) -
De l'eau sous forme cristalline, et aussi de l'hydroxyde d'ammonium, ont été observés à la surface de Quaoar, gros corps de la ceinture d'astéroïdes située au-delà de Neptune, annoncent jeudi deux astronomes américains dans la revue Nature.
Découvert il y a deux ans par deux astronomes américains, à quelque 6,5 milliards de kilomètres de la Terre, Quaoar appartient à la ceinture de Kuiper. Cette structure en forme de disque, qui s'étendrait entre une trentaine et une centaine d'unités astronomiques (entre trente et cent fois la distance moyenne Terre-Soleil, de quelque 150 millions de kilomètres), rassemblerait des centaines de milliers de petits corps glacés, astéroïdes ou comètes, et est considérée comme le lieu d'origine des comètes de courte période, de certains objets en orbite entre Jupiter et Neptune, tels Chiron ou Pholus, et de Pluton et de son satellite, Charon.
Avec un diamètre de quelque 1.300 km, Quaoar (ou 2002 LM60) est actuellement le plus gros astéroïde connu de cette structure. Il se trouve sur une orbite quasi circulaire et très peu inclinée (de sept degrés).
En l'observant dans l'infrarouge avec le télescope japonais Subaru et son spectromètre CISCO, au Mauna Kea (Hawaï), David Jewitt et Jane Luu, de l'Institut de Technologie du Massachusetts (MIT) à Lexington, ont découvert la présence d'eau sous sa forme cristalline ainsi que de l'hydroxyde d'ammonium.
Cette observation est surprenante : ces cristaux de glace se forment en effet à partir de moins 173 degrés Celsius. Or, la température de surface des astéroïdes de cette ceinture est bien inférieure (moins 223 degrés C au plus). Ce n'est donc pas de l'eau sous cette forme qui aurait dû être trouvée. Par ailleurs, les cristaux de glace et l'hydroxyde d'ammonium sont détruits (par irridiation) par les particules énergétiques de l'espace en une dizaine de millions d'années.
Le sol de Quaoar, estiment les deux chercheurs, a donc connu des changements de composition relativement récents. Soit des impacts d'astéroïdes ont permis à des cristaux de glace du sol de Quaoar d'apparaître à sa surface, ou bien, ces cristaux sont issus d'un dégazage volcanique ou bien encore, ils sont les produits de ces deux processus.
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2:55 PM
mercredi, décembre 01, 2004
La lune, source d'énergie pour la terre ?
vendredi 26 novembre 2004, 13h17
UDAIPUR (Inde) (AFP) -
La Lune pourrait offrir une source d'énergie inestimable pour la terre au moment où l'on s'interroge sur l'épuisement dans les décennies à venir des carburants fossiles comme le pétrole, ont rappelé vendredi des scientifiques lors d'un colloque en Inde.
Des échantillons de minéraux lunaires ont montré une forte teneur en hélium 3, un gaz qui, combiné avec un isotope de l'hydrogène, le deutérium, peut produire de grandes quantités d'énergie.
"La Lune possède une énorme quantité d'hélium 3" dans le régolite, la couche de poussière recouvrant le sol sur une épaisseur de 5 m environ, a déclaré Lawrence Taylor, directeur à l'Institut américain des géosciences planétaires.
"Quand l'hélium 3 se combine au deutérium, la réaction de fusion se produit à très forte température et peut générer des quantités considérables d'énergie", a-t-il dit.
"25 tonnes d'hélium, qu'on peut transporter en navette spatiale, suffiraient pour fournir de l'électricité aux Etats-Unis pendant toute une année", a précisé à l'AFP le scientifique, qui participait à Udaipur à une conférence internationale sur l'exploration de la Lune.
Mais les choses ne sont pas simples. Pour extraire l'hélium 3 du sol lunaire, il faut chauffer les roches à 800 degrés Celsius, et 200 millions de tonnes de sol lunaire sont nécessaires pour produire une tonne de ce gaz, a noté M. Taylor.
Le président indien, A.P.J. Abdul Kalam, a déclaré de son côté que "la Lune contenait dix fois plus d'énergie sous forme d'hélium 3 que tous les carburants fossiles de la Terre".
Mais, a reconnu M. Taylor, la technologie pour la fusion en est aux balbutiements. "On en est encore au stade du laboratoire. Au rythme actuel, cela prendra trente ans", a-t-il dit.
En attendant, les scientifiques pensent qu'il faut procéder à un recensement des réserves d'hélium de la Lune "de sorte que quand la technologie des réacteurs fonctionnera, nous serons prêts et disposerons d'une information précise", a déclaré D.J. Lawrence, du laboratoire américain de Los Alamos.
"On peut vraiment l'utiliser comme carburant dans l'avenir et ce n'est pas dangereux. On n'est pas du tout dans la science fiction", a-t-il assuré de son côté.
M. Taylor a regretté qu'il n'y ait pas de fonds disponibles pour ce type de projet aux Etats-Unis alors que "d'ici 2050, le monde aura un gros problème" avec l'épuisement des ressources en gaz et pétrole. Pour lui, "nous devons anticiper".
Interrogé à Paris par l'AFP, Francis Rocard, responsable des programmes d'exploration des systèmes solaires au CNES, l'agence spatiale française, a noté que pour extraire l'hélium 3 du sol de la Lune, "il faudrait brasser des quantités absolument considérables du régolite lunaire, le mettre dans des fours, chauffer pour que tous les volatiles dont l'hélium 3 sortent, avoir un processus de séparation pour isoler l'hélium 3 des autres gaz, et finalement rapporter l'hélium 3 sur Terre".
"Tout cela est donc extrêmement futuriste et à une échelle de pas moins de 50 ans, (...) ce n'est pas la solution miracle à court terme", a-t-il souligné.
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8:28 AM
mardi, novembre 09, 2004
Les supernovae, sources des rayons cosmiques galactiques
jeudi 4 novembre 2004, 8h39
PARIS (AFP) -
Les explosions d'étoiles massives, les supernovae, comptent parmi les responsables des rayons cosmiques galactiques, affirme une équipe internationale jeudi dans la revue britannique Nature.
Moins énergétiques que les rayons cosmiques d'ultra-haute énergie, totalement mystérieux, les rayons cosmiques galactiques sont des flots de particules de très haute énergie (protons, noyaux d'hélium, électrons), qui bombardent la Terre en permanence. L'origine de ces rayons cosmiques originaires de notre galaxie est également inconnue, même si la plupart des astrophysiciens pensent que les seules sources d'énergie capables d'accélérer ces particules et de leur conférer leur charge sont les supernovae.
Si les théoriciens maîtrisent bien le modèle d'accélération de ces particules par la matière stellaire expulsée dans l'espace lors de l'effondrement du coeur d'une étoile, les preuves incontestables de ce mécanisme demeurent difficiles à apporter, soulignent Felix Aharonian, de l'Institut Max Planck de Physique nucléaire à Heidelberg (Allemagne), et ses collègues.
Avec un tout nouvel équipement, HESS (High Energy Stereoscopic System), l'équipe a étudié les restes d'une supernova, RX J1713.7-3946, découverte par le satellite ROSAT (Röntgensatellit) dans la gamme des rayonnements X, mais classée ensuite source gamma de haute énergie.
Installé dans les monts Khomas, en Namibie, HESS est constitué de quatre télescopes équipés chacun de 960 photomultiplicateurs qui enregistrent la lumière Tcherenkov émises par les rayons cosmiques, c'est-à-dire l'éclair bleu produit par les particules chargées lorsqu'elles arrivent dans l'atmosphère à une vitesse supérieure à celle de la lumière dans ce milieu. Elles se désintègrent alors en cascade, formant des gerbes de particules secondaires.
Le réseau HESS au complet est entré en service en décembre 2003.
La supernova, qui est située dans le plan de la Voie lactée, dans la constellation du Scorpion, a été observée entre mai et août 2003, avec un télescope, puis avec un second, puis avec les deux instruments couplés, pendant vingt-six heures au total.
L'"image" des rayons cosmiques qu'ils ont ainsi obtenue est une émission de rayonnement gamma qui a la direction des restes de la supernova. Une part notable de ce rayonnement gamma, vraisemblablement produit par les particules des rayons cosmiques accélérés, lors de chocs successifs, par les restes de la supernova, semble bien venir de celle-ci, écrit l'équipe de scientifiques.
HESS a aussi capté du rayonnement X émis par la supernova (rayonnement produit par le rencontre du gaz chaud et en expansion qui constitue les restes de la supernova avec la matière interstellaire, plus froide), ce qui, estiment Felix Aharonian et ses collègues, conforte l'idée selon laquelle les supernovae sont bien une des sources des rayons cosmiques.
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7:48 AM
mardi, novembre 02, 2004
Cassini photographie Titan
jeudi 28 octobre 2004, 2h53
PASADENA, Californie (AP) -
La sonde spatiale internationale Cassini a commencé à livrer mardi un flot de photographies très précises de Titan, satellite naturel de Saturne, qui conserve toutefois son mystère à cause du voile de brume qui l'enveloppe.
Des zones d'ombre et de lumière apparaissaient sur les clichés reçus par la Nasa mardi soir. Les scientifiques sont enthousiastes tout en admettant que les clichés leur permettent uniquement de formuler des hypothèses. Il est impossible de déterminer si la surface a des zones liquides et si la lune de Saturne a un quelconque relief.
"Nous sommes ébahis mais nous ne sommes pas certains de ce que nous distinguons", a affirmé Carolyn Porco, scientifique spécialisée dans l'imagerie, lors d'une conférence de presse mercredi.
Ces photos et différentes données prises à 1.200km d'altitude constituent cependant les meilleures informations récoltées jusqu'à présent sur Titan. Le précédent survol de Titan par Cassini avait été réalisé à une distance de plus de 320.000km.
Les scientifiques espéraient que ces images et données les aideraient à déterminer si les cieux couverts de Titan cachaient ou non des océans ou des lacs de méthane qui en théorie pourraient s'être formés à la suite d'abondantes précipitations.
Les responsables de la mission espèrent également que les photos livreront des indications sur la densité atmosphérique du satellite de Saturne, ce qui serait d'une grande utilité lorsque Cassini déposera la sonde de l'Agence spatiale européenne Huygens pour une descente sur Titan en janvier.
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8:12 AM
Cassini lève le voile sur Titan, le grand satellite de Saturne
mercredi 27 octobre 2004, 18h49
WASHINGTON (AFP) -
La sonde américano-européenne Cassini-Huygens a commencé à transmettre les premières images de Titan, le plus grand satellite de Saturne et le deuxième par la taille du système solaire, qui présente de nombreuses caractéristiques d'une planète similaire à la Terre ou à Mars.
Cassini, qui s'était approchée mardi à seulement 1.200 km de Titan, "effleurant les confins de son atmosphère" à une vitesse de 21.800 km/h, a commencé à transmettre une partie des 500 images à une station de réception à Madrid en Espagne à 01H25 GMT mercredi, a indiqué le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de l'Agence spatiale américaine à Pasadena (Californie).
Il a fallu attendre plus de neuf heures après les prises de vues pour que Cassini puisse envoyer ses images, le temps que ses antennes soient de nouveau orientées dans la direction de la Terre. Il faut aussi une heure et 14 minutes pour que les signaux parcourent les 2,1 milliards de km séparant la sonde de notre planète.
Avec un diamètre de 5.150 km, Titan, découverte par l'astronome néerlandais Christiaan Huygens en 1655, est près de deux fois la taille de la Lune et un peu plus petite que Ganymede, le satellite de Jupiter, la plus grosse de notre système solaire.
Dotée d'une épaisse atmosphère composée essentiellement d'azote mais aussi de méthane et d'éthane, la surface de Titan est difficile à observer car elle est entourée en permanence d'une brume au niveau de sa stratosphère (environ 400 km d'altitude) formée par la destruction du méthane au contact des rayons du soleil.
Les scientifiques pensent que Titan pourrait ressembler à ce qu'était la Terre il y a quatre milliards d'années alors que les interactions chimiques sur la lune de Saturne étaient probablement similaires à celles de notre planète juste avant l'apparition des premiers organismes vivants.
Toutefois, il est très improbable que la vie ait déjà fait son apparition sur Titan où il fait trop froid. La température atteint au plus moins 179 degrés C.
Spéculant sur la composition chimique de Titan, les scientifiques avancent la théorie selon laquelle le satellite pourrait avoir des océans et des lacs d'hydrocarbure. Certaines observations tendent à indiquer que Titan pourrait avoir un continent recouvert de glace d'une superficie équivalente à celle de l'Australie.
Le système photographique utilisant des technologies de radar déjà testé pour la mission Magellan sur Vénus dont est équipée Cassini devrait avoir permis de pénétrer l'épaisse brume masquant Titan.
Ces images serviront également pour guider la prochaine étape de l'exploration de Titan prévue en janvier 2005 quand Cassini larguera la sonde européenne Huygens qui plongera dans l'atmosphère du satellite et devrait se poser sur son sol.
Cassini-Huygens s'est mise en orbite de Saturne le 30 juin à l'issue d'un voyage de sept ans, long de 3,5 milliards de km. En août, elle avait permis de découvrir deux nouveaux satellites de Saturne ainsi qu'un nouvel anneau de cette planète.
La mission Cassini-Huygens est un projet conjoint de la Nasa, de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de l'Agence spatiale italienne, évalué à 3,3 milliards de dollars.
1. NASA (La mission Cassini-Huygens)
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8:09 AM
mercredi, octobre 27, 2004
Des chercheurs de la NASA vérifient la théorie de la relativité
vendredi 22 octobre 2004, 9h36
WASHINGTON (AFP) -
Une équipe de scientifiques internationaux de l'Agence spatiale américaine (Nasa) et des chercheurs universitaires sont parvenus à effectuer les premières vérifications directes de la théorie de la relativité générale d'Albert Einstein, a indiqué jeudi la Nasa.
Selon la théorie énoncée par Albert Einstein en 1918, de gros objets, comme la Terre, tournant sur eux-mêmes dans l'espace entraînent avec eux l'espace-temps un peu comme une boule de bowling tournant autour de son axe dans de la mélasse, a expliqué Erricos Pavlis du centre conjoint d'études de la Nasa (the Goddard Space Center) et de l'Université du Maryland, et l'un des deux scientifiques ayant réalisé les mesures.
Si la Terre entraîne dans sa rotation l'espace-temps, cela devrait modifier l'orbite des satellites évoluant près d'elle, a-t-il ajouté.
Partant de cette hypothèse, Erricos Pavlis et son confrère Ignazio Ciufolini de l'université de Lecce en Italie, ont précisément mesuré les déviations de l'orbite de deux satellites LAGEOS I et LAGEOS II à l'aide de rayon laser émis de stations terrestres. Ces satellites sont des objets passifs recouverts de rétro-réflecteurs de manière à réfléchir les pulsions lumineuses.
"Nous avons découvert que les axes des orbites des deux satellites ont été modifiés de deux mètres par an dans la direction de la rotation terrestre", a précisé Erricos Pavlis.
"Nos mesures correspondent à 99% (à plus ou moins 5%) de ce qui est prédit par les calculs réalisés selon la théorie générale de la relativité ", a-t-il affirmé.
L'équipe de chercheurs a analysé les données obtenues par les mesures aux rayons laser sur une période de dix ans (1993-2003) en recourant à une méthode mise au point par Ignazio Ciufolini en 1993.
Les mesures ont exigé l'utilisation d'un modèle extrêmement précis du champ gravitationel de la Terre appelé "EIGEN-GRACE02S" mis au point récemment.
La sonde Gravity Probe-B de la Nasa, mise en orbite le 20 avril dernier, devrait également vérifier encore plus précisément d'ici à plusieurs mois la théorie d'Einstein, le physicien américain d'origine allemande.
Gravity, mise au point par l'université de Stanford (Californie, ouest) et construite par le groupe aéronautique Lockheed Martin, transporte quatre gyroscopes sophistiqués, chacun de la taille d'une balle de ping-pong, qui fourniront un système de référence espace-temps presque parfait.
La mission de 600 millions de dollars, dont le projet remonte à 45 ans, doit durer environ seize mois. Pour tester la théorie de la relativité générale, GP-B a commencé à surveiller tout mouvement infime de l'axe d'orientation des gyroscopes grâce à un télescope orienté vers un point de référence, l'étoile IM Pegasi.
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8:18 AM
mardi, octobre 12, 2004
Nouveaux indices de présence passée d'eau trouvés sur Mars
vendredi 8 octobre 2004, 11h59
WASHINGTON (AFP)
Opportunity, l'un des deux robots américains opérant sur Mars avec son jumeau Spirit, a trouvé de nouvelles preuves de la présence passée d'eau sur la planète rouge, selon la Nasa.
Plus il explore, plus il trouve des indices montrant que l'eau a existé à l'état liquide sur Mars, ont affirmé les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena (Californie) qui contrôle la mission.
Ces nouvelles découvertes renforcent l'hypothèse que la zone dans laquelle évolue le robot Opportunity autour et à l'intérieur du cratère "Endurance" ait été il y a très longtemps immergée, avant de se dessécher.
Selon d'autres indices, certaines roches ont pu être mouillées une seconde fois après la formation du cratère sous l'impact d'un météorite.
Ces indices ont été trouvés dans des roches plates appelées "Escher" se trouvant à proximité du cratère, de la taille d'un stade, et à l'intérieur, a précisé la Nasa.
Ces roches portent la marque de craquelures en forme de polygones sur leur surface similaires en apparence à de la boue séchée sur Terre.
"Quand nous avons vu ces formes polygonales nous avons immédiatement pensé que ces roches avaient été mouillées une seconde fois bien après leur formation", a déclaré John Grotzinger, un géologue du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et membre de l'équipe de la mission.
"Mais nous ne savons pas encore si ces craquelures se sont formées après la formation du cratère", a ajouté ce scientifique.
Trouver des preuves géologiques de la présence d'eau sur la planète rouge dans des périodes antérieures, ayant pu permettre l'existence de formes de vie, est le principal objectif de cette mission, a rappelé la Nasa.
L'agence spatiale américaine avait annoncé en septembre dernier la prolongation de 6 mois de la mission des deux robots qui ont largement dépassé leur espérance de vie.
Opportunity et Spirit, les deux robots jumeaux, qui s'étaient posés aux antipodes l'un de l'autre, ont achevé leur mission initiale fin avril au terme de trois mois d'exploration mais ils continuent à fonctionner normalement bien au-delà de leur durée prévisible de vie.
1. NASA (La mission Rover sur Mars (en anglais))
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5:04 PM
Le plus grand champ de cratères de météorites découvert en Egypte
mardi 5 octobre 2004, 12h21
PARIS (AFP)
Le plus grand champ de cratères d'impacts de météorites actuellement identifié sur Terre a été découvert dans le désert libyque et pourrait indiquer qu'une pluie de météorites s'est abattue sur cette région du sud-ouest de l'Egypte il y a quelque 50 millions d'années, a annoncé mardi le Centre national de la recherche scientifique (CNRS).
Ce champ de cratères, ou astroblèmes, a été localisé dans le Gilf Kebir et s'étend sur 5.000 kilomètres carrés. Fruit d'une mission franco-égyptienne (CNRS-Université du Caire), cette découverte, révélée dans le numéro d'octobre du Journal du CNRS, fera prochainement l'objet d'une publication dans les comptes rendus Géosciences de l'Académie des Sciences.
Une centaine d'impacts de 20 mètres à un kilomètre de diamètre et d'une profondeur allant jusqu'à 80 m ont déjà été repérés par cette équipe conduite par Philippe Paillou, de l?Observatoire de Bordeaux, et treize ont été étudiés en détail lors d'une première mission, début 2004.
Philippe Paillou travaille à la mise au point de radars pour l?exploration planétaire. Pour choisir les sites d'essais de ses prototypes, il utilise des images radar acquises par le satellite japonais JERS-1 entre 1996 et 1999. Après avoir remarqué, un jour, des structures géologiques circulaires partiellement cachées sous le sable, le planétologue a eu l'idée d'utiliser ces données pour rechercher des traces d'astroblèmes et a choisi des zones désertiques peu explorées, dans le Sahara.
En avril 2003, en Libye, Philippe Paillou détecte puis confirme sur le terrain deux cratères météoritiques datés de 140 millions d?années, ce qui porte à six le nombre d?astroblèmes situés dans le Sahara oriental. Quelques mois plus tard, le chercheur repère sur les images du satellite JERS-1 plusieurs sites prometteurs.
Naît alors un nouveau projet, qui consiste à passer par le Gilf Kebir. En février 2004, Philippe Paillou et ses collègues sont sur ce plateau méconnu, pour une mission de deux semaines.
Après les visites infructueuses de deux sites, l'équipe trouve enfin, sur un troisième, ses premières brèches d?impact, une sorte de "pudding de roches" rassemblées au bord d?un cratère, ainsi que des "cônes de percussion" (structures rocheuses spécifiques des impacts). Rapidement, la découverte apparaît beaucoup plus importante que prévu : des dizaines de cratères, au diamètre variant de un demi à deux kilomètres, sur une zone de plus de 5.000 km2.
L'équipe a pu identifier treize de ces astroblèmes, sur la centaine estimée. Les premiers échantillons, analysés en laboratoire, ont confirmé qu?il s?agissait bien d?impacts météoritiques.
"Jusqu?alors, on ne connaissait qu?une dizaine de champs d?impacts météoritiques dans le monde, dont le plus grand, en Argentine, ne couvre que 60 km2, explique le chercheur. Dans tous ces cas, il s?agit des conséquences d?un astéroïde unique qui se fragmente en pénétrant dans l?atmosphère terrestre : les fragments s?écartent et vont percuter le sol sur (...) quelques dizaines de kilomètres carrés au maximum."
Pour couvrir 5.000 km2, suppose Philippe Paillou, plusieurs météorites, et non une seule, ont dû se fragmenter à leur entrée dans l?atmosphère, ce qui constituerait une première. Une nouvelle mission, en décembre, devrait permettre de dater le site, de cartographier plus précisément le champ d?impacts et, peut-être, de retrouver dans les petits cratères des fragments des météorites elles-mêmes.
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4:58 PM
mardi, octobre 05, 2004
La migration de Jupiter
La planète Jupiter s'est formée à bonne distance du Soleil pour migrer sur le tard vers notre étoile.
Etats-Unis
28/09/2004 -
Enfin, on a la preuve que la planète Jupiter ne s'est pas formée à l'endroit où elle se trouve actuellement. La géante gazeuse serait née plus loin dans le disque du Soleil et se serait ensuite rapprochée de plusieurs dizaines de millions de kilomètres vers notre étoile. L'équipe de Fred Franklin, du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics dans le Massachussets, publie cette semaine ses résultats dans la revue The Astronomical Journal.
Jupiter est la cinquième planète du système solaire. Elle fait partie des géantes gazeuses, avec Saturne, Uranus et Neptune, qui orbitent à bonne distance de leur étoile. Jupiter, quant à elle, semble trop massive pour avoir pu se former si près de son étoile, à l'instar de la centaine d'exoplanètes découvertes ces dernières années et dont les étoiles ne sont pas assez denses pour avoir pu attirer de telles géantes. Ces "Jupiter chauds" ont sans doute pris naissance plus loin dans leur disque solaire et ont ensuite migré vers leur étoile où elles se sont stabilisées en orbite resserrée - 3 à 4 jours, tandis que la Terre tourne autour du Soleil en un an.
Les chercheurs ont étudié les mouvements de Jupiter à l'aide de Hilda, un groupe de 700 astéroïdes qui les intriguaient car leurs orbites proches de leur planète décrivent une ellipse. A l'origine, les astéroïdes du groupe Hilda devaient tourner en cercle autour de Jupiter comme la plupart des astéroïdes du système solaire, ont avancé les chercheurs. Au moyen d'une simulation informatique, l'équipe a découvert que Jupiter était sans doute «tombée » en spirale vers son étoile pendant sa jeunesse, dans une chute de 70 millions de kilomètres qui aurait duré au moins 100 000 ans. Cette chute aurait éjecté certains astéroïdes Hilda, et allongé l'orbite de ceux restés dans le système solaire. Les orbites elliptiques des astéroïdes seraient ainsi les témoins de ce passé mouvementé.
Par chance, Jupiter a arrêté sa course, sans qu'on en connaisse vraiment les raisons, peut-être à cause de la minceur du disque solaire. Sans quoi, la migration de cette géante gazeuse aurait pu perturber davantage les autres corps du système solaire? et les scientifiques ne seraient probablement pas là pour l'étudier.
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5:20 PM
L'astéroïde Toutatis frôlera la Terre mercredi mais sans danger cette fois
mercredi 29 septembre 2004, 8h26
WASHINGTON (AFP) -
Toutatis, un gros astéroïde de 4,6 km de long sur 2,4 km de large en forme de cacahouète, fonce en direction de la Terre qu'il frôlera mercredi mais sans présenter de danger de collision, selon la Nasa, l'agence spatiale américaine.
"Ce sera le plus gros objet céleste depuis le début de ce siècle à passer aussi près de notre planète", a indiqué dans un communiqué Steven Ostro un expert du "Jet Propulsion Laboratory" de la Nasa.
La trajectoire de Toutatis est la plus scrutée depuis plusieurs années par les experts de la Nasa en raison de l'énorme danger que représenterait pour la Terre une collision avec un objet d'une telle masse.
Ils en ont conclu avec la plus grande certitude que Toutatis ne présente, tout au moins pendant 558 ans, aucun risque pour notre planète puisqu'il passera mercredi, à précisément 13H37 GMT, au point le plus près à 1.549.719 km. C'est quatre fois la distance de la Terre à la Lune (400.000 km) mais un saut de puce à l'échelle de l'univers.
Selon les calculs des astrophysiciens, Toutatis repassera de nouveau à proximité de notre planète en 2562 mais cette fois à seulement 400.000 km.
Au cours des quatre dernières années, Toutatis a effectué un trajet elliptique autour du soleil qui le conduit dans l'orbite terrestre avant de poursuivre sa route dans la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter.
Les images radar laissent penser que Toutatis pourrait être formé de deux ou trois blocs de roches sidérales tenues ensemble par la force de la gravité.
Toutatis a, selon la Nasa, un comportement étrange pour un astéroïde puisqu'il effectue tout d'abord une rotation sur un axe en 4,5 jours terrestres pour ensuite se retourner et évoluer sur lui-même en 7,3 jours.
Malgré les assurances des scientifiques de la Nasa, Toutatis alimente depuis plusieurs mois les prédictions catastrophes sur l'internet, certaines allant même jusqu'à évaluer les risques d'impact à 63%.
Si Toutatis entrait en collision avec la Terre, la puissance de destruction serait équivalente à l'explosion de plusieurs dizaine de milliers de bombes nucléaires, soulevant d'immenses nuages de poussières qui replongeraient la Terre dans une longue période glacière.
Les experts estiment que le météorite qui a frappé la région du Mexique il y 65 millions d'années, provoquant l'extinction des dinosaures, mesurait entre 5 et 15 km de long.
Jusqu'à 40 mètres de diamètre, les météorites ne présentent pas de danger pour la Terre car ils se pulvérisent au contact de l'atmosphère, selon les experts de la Nasa.
L'agence spatiale américaine a mis en place un programme d'observation depuis plusieurs années qui devrait permettre d'identifier, d'ici à la fin de 2008, 90% des quelque mille à 1.100 astéroïdes de plus d'un kilomètre de diamètre pouvant affecter gravement le climat terrestre en cas de collision.
C'est en observant des plaques photographiques des satellites de Jupiter que l'astronome français Christian Pollas a découvert Toutatis le 4 janvier 1989.
Il l'a baptisé ainsi, du nom d'une divinité celtique souvent invoquée dans la série de bandes dessinées Astérix. Toutatis est le protecteur du héros et de ses compagnons dont la plus grande crainte est que le ciel ne leur tombe sur la tête.
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5:08 PM
jeudi, septembre 23, 2004
En provenance de la Lune
20/09/04
L?adresse de l?expéditeur est rarement gravée sur les météorites. David Gnos et ses collègues, de l?Université de Berne, ont identifié le lieu d?origine d?une météorite lunaire retrouvée dans le désert d?Oman. La météorite est formée de KREEP, une roche très riche en thorium et en uranium radioactifs. Cette composition, comparée aux données des récentes missions d?observation lunaire, a permis de relier la roche à un point précis du bassin d?impact Mare Imbrium. La météorite en a été éjectée il y a 340 000 ans, et elle est arrivée sur Terre il y a environ 10 000 ans.
L?analyse isotopique de l?alliage d?uranium et de zircon présent dans la roche a permis d?estimer son âge à 3,909 milliards d?années. C?est la datation la plus précise de la formation de Mare Imbrium, le plus jeune des grands bassins d?impact lunaires, et de la fin de l?épisode de bombardement météorique intense du début de l?histoire du Système solaire.
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9:45 AM
jeudi, juin 10, 2004
Comment naissent les étoiles
Le nouveau télescope spatial Spitzer a permis d'observer la naissance de 300 étoiles.
Etats-Unis
01/06/2004 -
Le nouveau télescope spatial américain Spitzer n'a pas encore soufflé sa première bougie qu'il comble déjà les attentes de ses créateurs. Il a permis pour la première fois à des chercheurs de la NASA d'observer le processus de naissance des étoiles, entourées de poussières, de gaz et de particules d'eau glacée.
Au total, plus de 300 étoiles ont été scrutées dans la zone observée par le télescope infrarouge, à 13 000 années lumière de la Terre, dans la constellation de Centaure. Selon les données recueillies, les 300 astres observés seraient entourés de disques de poussières qui accompagnent habituellement l'enveloppe dense de gaz présente pendant la formation des étoiles. Selon Micheal Werner, responsable du télescope Spitzer à la NASA, le nouvel appareil permettra aux astronomes d'analyser des milliers de disques à la fois alors qu'auparavant, les scientifiques ne pouvaient étudier que des fractions d'un seul disque.
En outre, Spitzer a permis aux chercheurs d'observer un regroupement de jeunes étoiles dont l'une, nommée CoKu Tau4, pourrait avoir en son orbite la plus jeune planète jamais observée. D'après les observations, CoKu Tau4 n'aurait qu'un million d'années et sa planète serait plus jeune encore. Notre planète est âgée quant à elle de 4,5 milliards d'années.
Le télescope spatial est équipé d'un miroir de 85 centimètres et de trois instruments hautement performants, soit une caméra pour l'étude de l'infrarouge proche et moyen, un spectrographe pour analyser l'ensemble des rayonnements infrarouge ainsi qu'un photomètre permettant la collecte d'informations dans la gamme d'infrarouges lointains.
Spitzer a été lancé par la NASA le 25 août 2003. Il est venu compléter la série de télescopes spatiaux américains qui comprenait déjà Hubble, l'observatoire à rayons gamma Compton et le télescope à rayons X Chandra. Selon les experts, le dernier venu promet d'augmenter considérablement notre compréhension des étoiles et des planètes.
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4:32 PM
mercredi, juin 09, 2004
Vénus passe devant le Soleil
mardi 8 juin 2004, 11h21
PARIS (AFP) -
Le passage de la planète Vénus devant le Soleil, un événement exceptionnel qui n'a jamais été observé depuis 1882, a débuté à 05h20 GMT, indiquent les sites internet spécialisés.
Le phénomène n'a pas toutefois été visible immédiatement à l'oeil nu: sa durée est de 6H12 exactement, mais sa phase observable ne dure que 5 heures et 33 minutes.
Des clichés remis à jour toutes les dix secondes sont retransmis notamment par l'Observatoire du Pic du Midi, dans les Pyrénées, et visibles sur internet (www.cieletespace.fr)
Concrètement, le transit de Vénus se présente comme une éclipse partielle de Soleil, mais tout ce que l'on peut observer, muni des protections adéquates, indispensables pour éviter de graves lésions, est un petit confetti traversant le bas du disque solaire.
Comme pour une éclipse de Soleil ou de Lune, ce transit de Vénus intervient pour les Terriens lorsque les trois corps célestes, en l'occurrence Vénus, la Terre et le Soleil, sont alignés. En raison des inclinaisons respectives, différentes, des orbites de Vénus et de notre planète, le phénomène est exceptionnel.
Théoriquement, le phénomène est observable par les quatre cinquièmes des Terriens, notamment en Europe, mais les conditions météo sont défavorables sur une bonne partie de l'Asie.
Partout dans le monde, les observatoires et divers établissement scientifiques ont organisé des séances d'observation. A Paris, où le ciel est totalement dégagé, quelques dizaines de férus d'astronomie se sont rassemblés à la Cité des Sciences de La Villette, où des solarscopes ont été mis à la disposition des curieux. Munis, d'un dispositif optique sommaire, cet appareil permet d'observer l'image du disque solaire réfléchie sur la paroi d'un boîtier.
L'observation directe, muni de lunettes d'éclipse, est plus problématique et le phénomène est peu visible. "Il faut vraiment y croire", lance un des curieux, qui suivent les explications données par un médiateur scientifique de la Cité des Sciences, Cyril Birnbaum.
Au total, cinq passages de Vénus devant le Soleil ont pu être observés au cours de l'histoire: en 1639, 1761, 1769, et 1874, le plus récent remontant à 1882. Les prochains rendez-vous seront plus rapprochés: 5-6 juin 2012, puis seulement 2117 et 2125.
Si, cette fois, cette mini-occultation -un trentième seulement de la surface du Soleil sera caché par la planète- n'a qu'une importance ludique et pédagogique, il n'en fut pas ainsi par le passé. C'est en effet l'observation du transit de Vénus qui permit, en 1874 et 1882, de mesurer la distance Terre-Soleil, unité de mesure de toutes les autres distances des corps célestes.
Jusqu'au milieu du XIXe siècle, Vénus fut considérée comme la planète "jumelle" de la Terre: un rayon moyen de 6.052 km, contre 6.378 pour notre planète, une densité de 5,24 g/cm3, contre 5,51. On sait maintenant qu'en réalité, Vénus est un enfer, toutefois encore mal connu, en raison entre autres de son atmosphère épaisse que seules les observations radar ont récemment pu commencer à percer.
Des nombreuses sondes soviétiques ou américaines arrivées sur Vénus, aucune n'a survécu plus de deux heures: la température à la surface y atteint en effet 460°C et la pression dépasse les 92 atmosphères. Les roches sur Vénus sont incandescentes.
Pour observer dans de bonnes conditions l'"Etoile du Berger", des précautions doivent impérativement être prises sous peine de graves lésions de la cornée ou de la rétine. Les spécialistes recommandent de se munir de lunettes spéciales, complètement opaques à la lumière normale, comme celles qui ont été utilisées lors de la spectaculaire éclipse de Soleil du 11 août 1999.
1. Observatoire de l'île de la Réunion (Webcam du transit de Vénus)
2. Ciel et Espace (Clichés du phénomène régulièrement mis à jour)
3. Nasa (Dossier Vénus, en anglais (animations, webcast))
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4:12 PM
Le transit de Vénus, un phénomène historique pour l'Australie
mardi 8 juin 2004, 10h30
SYDNEY (AFP) -
Le transit de Vénus devant le soleil, phénomène céleste très rare, a une signification particulière pour les Australiens puisqu'il a conduit en 1789 l'explorateur britannique James Cook à découvrir leur continent.
De nombreux observatoires australiens ont organisé des séances d'observation en toute sécurité du transit de Vénus, dont le dernier remonte à 1882, mettant en garde sur les précautions qui doivent impérativement être prises sous peine de graves lésions de la cornée ou de la rétine.
Le CSIRO, organisme de recherche scientifique du gouvernement, a cependant souligné à cette occasion que le passage de Vénus devant le soleil, avait une signification particulière pour l'Australie. En 1769, le capitaine James Cook avait été envoyé à Tahiti avec des télescopes spéciaux pour observer ce transit afin que ses données puissent par la suite servir à mesurer la distance Terre-Soleil, unité de mesure de toutes les autres distances des corps célestes.
A bord de son navire "l'Endeavour", James Cook avait aussi secrètement reçu l'ordre de l'Amirauté britannique d'explorer les mers du sud à la recherche de la "terra australis incognita", la terre australe inconnue.
La théorie de l'époque était que la terre avait besoin d'une immense masse de terre émergée dans l'hémisphère sud pour parvenir à faire l'équilibre avec les vastes continents de l'hémisphère nord.
Après avoir achevé sa mission à Tahiti, Cook est allé en Nouvelle-Zélande avant de jeter l'ancre dans une baie qu'il baptisa Botany Bay, en raison de sa végétation luxuriante, et qui abrite aujourd'hui le port de Sydney.
L'explorateur a cartographié des milliers de kilomètres de la côte est australienne, avant que son navire ne s'échoue sur la Grande barrière de corail au large de l'actuel Etat du Queensland.
James Cook a planté le drapeau britannique sur ce lointain continent, décrit comme une terre généreuse de son périple qui conduisit en 1788 les Britanniques à établir une colonie pénale à Sydney.
Un porte-parole du CSIRO, Darren Osborne, a indiqué que l'histoire de l'Australie aurait pu être complètement différente si James Cook n'avait pas été envoyé à l'autre bout du monde pour y observer le transit de Vénus.
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1:27 PM
L'histoire mouvementée des observations du passage de Vénus devant le Soleil
lundi 7 juin 2004, 8h42
PARIS (AFP) -
Perdue dans l'immensité de l'océan Indien, la petite île désolée de Saint-Paul, terre des manchots et des otaries, garde la trace d'un événement de l'histoire de la science: la plaque commémorative laissée dans ce cratère d'un ancien volcan partiellement immergé par une mission française venue observer, en 1874, le passage de Vénus devant le Soleil.
Ce phénomène, qui va se reproduire mardi, intriguait depuis le XVIIe siècle les astronomes, après la découverte par Johannes Kepler des lois sur le mouvement des planètes. D'où l'attente impatiente des astronomes depuis le jour où ils savaient que Mercure passerait le 7 novembre 1631 devant le Soleil et qu'il y serait suivi, un mois plus tard, par Vénus.
Kepler lui-même n'y assistera pas puisqu'il mourra un an plus tôt. En revanche, le Français Pierre Gassendi réussira à observer le passage de Mercure. Celui de Vénus n'est malheureusement pas visible depuis l'Europe. Il sera observé le 4 décembre 1639, grâce à la prévision d'un jeune pasteur anglais, Jeremiah Horrocks.
Cela confirme la justesse des lois de Kepler, sans toutefois répondre à une question fondamentale : quelle est la distance Terre-Soleil (valeur aujourd'hui appelée "unité astronomique")?
Plusieurs astronomes entrevoient la solution dans le calcul (compliqué) de la parallaxe solaire, c'est-à-dire de l'écart angulaire entre le rayon Terre-Soleil et un autre point sur l'astre du jour établi à partir de deux sites terrestres dont la distance est connue. Edmund Halley propose en 1716 d'utiliser à cette fin le chronométrage des déplacements de Vénus sur fond du disque solaire.
Le nouveau passage de Vénus se produisit le 6 juin 1761, en pleine Guerre de Sept ans. Malgré les hostilités, l'Académie des sciences dépêche Guillaume Le Gentil à Pondichéry, en Inde, mais lorsque le navire français arrive à destination, le lieu est tombé aux mains des Anglais.
Le Gentil rebrousse chemin et tente ses observations en pleine mer, mais le tangage du bateau l'empêche d'obtenir la moindre mesure. L'expédition anglaise de Charles Mason et Jeremiah Dixon connaît même un sort bien plus triste: les canons de la marine française font dans ses rangs 11 morts et 37 blessés.
Réfugié à l'île Maurice, Le Gentil décide d'y rester jusqu'au passage du 3 juin 1769: il rate sa seconde chance... à cause de nuages. L'Anglais James Cook réussit son observation depuis Tahiti.
De retour en France en 1771, Le Gentil apprendra qu'on le croit mort, retrouve son épouse remariée et quelqu'un d'autre occupe son siège à l'Académie.
L'occasion suivante se présente en 1874, à un moment où les progrès techniques et la photographie offrent à l'astronomie des instruments inédits. Français, Anglais, Allemands, Américains et Russes débarquent dans les deux hémisphères.
L'expédition de l'amiral Ernest Mouchez à l'île Saint-Paul (tristement célèbre pour la tragédie des pêcheurs de langoustes bretons qui y furent abandonnés en 1930 et virent la moitié des leurs mourir) affronte un temps exécrable. Mais le jour "J", le 9 décembre, le Soleil se lève dans un ciel bleu et 500 photographies sont prises. Les nuages réapparaissent quelques minutes après le départ de Vénus du disque solaire.
Enfin, le 6 décembre 1882, d'innombrables scientifiques se déploient à travers le monde pour le dernier passage de Vénus avant celui du 8 juin 2004. Parmi eux, l'Américain Simon Newcomb fournit la meilleure estimation pour l'époque de l'unité astronomique: 149,59 millions de kilomètres. Les moyens d'observation d'aujourd'hui affichent le chiffre de 149.597.836.
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1:24 PM
Vénus a rendez-vous mardi avec le Soleil pour une rencontre exceptionnelle
lundi 7 juin 2004, 8h36
PARIS (AFP) -
La planète Vénus a rendez-vous mardi avec le Soleil pour un événement astronomique exceptionnel qui n'a jamais été observé par quelqu'un de vivant: pour la première fois depuis 1882, l'"Etoile du Berger" passera devant le Soleil.
Si les conditions météorologiques sont favorables, l'événement pourra être observé par plus des trois quarts de la population terrestre.
Comme pour une éclipse de Soleil ou de Lune, ce transit de Vénus intervient pour les Terriens lorsque les trois corps célestes, en l'occurrence Vénus, la Terre et le Soleil, sont alignés. En raison des inclinaisons respectives, différentes, des orbites de Vénus et de notre planète, le phénomène ne se produit que tous les 120 ans environ et à deux reprises, à huit ans d'intervalle : après 2004, ce sera les 5-6 juin 2012, puis seulement 2117 et 2125.
Les transits de Vénus (ou d'autres planètes) sont visibles d'une grande partie, mais non de la totalité, du globe. Celui du 8 juin sera le premier depuis 1639 à pouvoir être vu de la France et le suivant sera seulement celui de 2247.
Selon l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE), le phénomène débutera vers 07h00, heure française (au Japon, et dix minutes après dans l'ouest de l'Europe et de l'Afrique). Il prendra fin six heures plus tard environ. Si sa durée sera de 6h12 exactement, sa phase observable ne sera que de 5h33.
Au total, cinq passages de Vénus devant le Soleil ont pu être observés au cours de l'histoire : en 1639, 1761, 1769, 1874 et 1882. Si, cette fois, cette mini-occultation -un trentième seulement de la surface du Soleil sera caché par la planète- n'a qu'une importance ludique et pédagogique, il n'en fut pas ainsi par le passé. C'est en effet l'observation du transit de Vénus qui permit, en 1874 et 1882, de mesurer la distance Terre-Soleil, unité de mesure de toutes les autres distances des corps célestes.
Jusqu'au milieu du XIXe siècle, Vénus fut considérée comme la planète "jumelle" de la Terre: un rayon moyen de 6.052 km, contre 6.378 pour notre planète, une densité de 5,24 g/cm3, contre 5,51. On sait maintenant qu'en réalité, Vénus est un enfer, toutefois encore mal connu, en raison entre autres de son atmosphère épaisse que seules les observations radar ont récemment pu commencer à percer.
Des nombreuses sondes soviétiques ou américaines arrivées sur l'"Etoile du Berger", aucune n'a survécu plus de deux heures: la température à la surface y atteint en effet 460°C et la pression dépasse les 92 atmosphères. Les roches sur Vénus sont incandescentes.
La raison de cet enfer porte un nom familier: effet de serre. Alors qu'il reçoit moitié moins d'énergie du Soleil que la surface terrestre, le sol de Vénus réémet vers son atmosphère, composée à 97 % de dioxyde de carbone, dans l'infrarouge, l'énergie solaire qui lui parvient. Le CO2 étant particulièrement efficace pour absorber le rayonnement infrarouge, l'atmosphère de Vénus se trouve ainsi surchauffée.
Vénus est une planète sèche: aucune eau ne tombe des nuages qui la couvrent en permanence mais... de l'acide sulfurique, qui s'évapore bien avant d'atteindre le sol.
Ce sol, contrairement au nôtre, ne semble pas connaître à proprement parler la tectonique des plaques. Il paraît stable, avec seulement d'immenses bombements, même si l'on y compte quantités de volcans entourés d'immenses champs de lave.
Contrairement à la Terre, Vénus ne possède pas de champ magnétique, peut-être parce qu'elle tourne trop lentement sur elle-même, en 243 jours, tandis que l'année vénusienne dure 224,7 jours.
1. Nasa (Dossier Vénus (avec animations, webcast, en anglais))
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1:23 PM
Transit de Vénus: plus de 150 sites ouverts en France
vendredi 4 juin 2004, 17h18
PARIS (AFP) -
Le transit de Vénus devant le Soleil, mardi, mobilise, comme tout événement astronomique exceptionnel, les observatoires et les associations d'amateurs les plus diverses.
La plus grande mobilisation, "VT 2004" ("Venus Transit 2004"), regroupe l'Observatoire Européen Austral (ESO), l'Observatoire de Paris, l'Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides (IMCCE, ex-Bureau des Longitudes), l'EAAE (European Association for Astronomy Education), associés au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), au ministère français de l'Education nationale et de la Recherche, au Palais de la Découverte...
Dans ce cadre, à l'Observatoire de Paris, avenue de l'Observatoire (XIVe arrondissement), cette journée spéciale donnera aux amateurs la possibilité d'écouter plusieurs conférences d'astronomes reconnus tels que Jean-Pierre Luminet et André Brahic, de suivre le passage de Vénus retransmis en direct, sur écran géant, depuis les observatoires de l'ESO au Chili (www.vt-2004.org), et de voir l'exposition "Vénus au coeur du brasier", ouverte depuis fin mai.
Un programme similaire aura lieu à l'Observatoire de Meudon (Hauts-de-Seine), et à l'Observatoire Camille Flammarion, à Juvisy-sur-Orge (Essonne).
Le Palais de la Découverte proposera dès 08H00 d'observer ce passage de Vénus grâce à des "vénuscopes" installés sur les bords de Seine proches de l'établissement. Deux télescopes qui prendront des images en direct, ainsi que des lunettes de protection, seront aussi à la disposition du public. Par ailleurs, des exposés auront lieu toute la journée.
Grande journée également à l'Observatoire Midi-Pyrénées, à Toulouse (conférence de son directeur, Etienne Davoust, et discussions, transmission d'images collectées au Pic du Midi), et à la Cité de l'Espace (présentation du projet européen Vénus-Express).
En France, au total, ce sont plus de 150 sites qui seront ouverts au public, à l'initiative de l'Association Française d'Astronomie.
A signaler également la parution, à l'occasion de cet événement, de deux ouvrages complémentaires: "Le Passage de Vénus", sous la direction Jean-Eudes Arlot (EDP Sciences, 230 p., 19 euros), qui traite la question sous l'angle scientifique, et "Les Passages de Vénus", par Christophe Marlot, qui recense documents et traces relatifs aux précédents passages de Vénus (Vuibert, 390 p., 45 euros).
1. Nasa (Dossier Vénus (avec animations, webcast, en anglais))
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1:19 PM
Transit de Vénus: mode d'emploi
vendredi 4 juin 2004, 17h14
PARIS (AFP) -
Le transit de Vénus, mardi, ne pourra être regardé qu'avec précaution, tout comme une éclipse de Soleil, en raison des risques pour les yeux.
Le phénomène durera quelque six heures, à une période de l?année normalement bien ensoleillée et à un moment de la journée durant lequel les rayonnements visibles de courte longueur d'onde du Soleil et les ultraviolets sont le moins absorbés par l?atmosphère.
"Les risques ophtalmologiques auxquels expose une observation directe du Soleil sont de deux natures, rappelle la Direction générale de la santé:
- lésions cornéennes à type de kératite, liées essentiellement aux ultraviolets, douloureuses mais réversibles en quelques jours ;
- lésions rétiniennes à type de brûlures rétiniennes liées à l'effet thermique du rayonnement solaire et à un effet photochimique sur les cellules rétiniennes particulièrement fragiles. Cet effet peut être irréversible et conduire à une altération définitive de la vue."
Pour observer l'événement dans de bonnes conditions de sécurité, il convient donc de se munir de lunettes spéciales de protection complètement opaques à la lumière normale, comme celles qui ont été largement utilisées lors de l'éclipse du 11 août 1999. Mais, attention : ces lunettes à monture cartonnée et filtre alumineux doivent être considérées comme étant à usage unique. La qualité du filtre alumineux risque d'avoir été dégradée.
Des verres de soudeur, tenus directement à la main ou montés sur un carton de protection, peuvent être utilisé mais seulement à condition d'être un verre numéro 14, de bonne caractéristique optique, de norme européenne EN 169 : 1992.
A proscrire absolument : les moyens de protection de fortune tels que les verres fumés, les films radiologiques ou les simples lunettes de soleil, dont la faculté de protection est très insuffisante.
En aucun cas, l'événement ne doit être observé avec des instruments d'optique (jumelles, lunettes, télescopes...) non équipés de filtres solaires. Pour être efficaces, ces filtres doivent être montés devant les systèmes optiques (devant la lunette où le télescope).
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1:17 PM
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