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jeudi, janvier 20, 2005  

Le lien entre viande rouge et cancer du côlon confirmé par deux études

mercredi 12 janvier 2005, 19h03
CHICAGO (AP) -

Deux nouvelles études sur les liens entre régime alimentaire et cancer tendent à confirmer que l'excès de consommation de viande rouge favorise le cancer du côlon, sans prouver pour autant que les fruits et les légumes préviennent celui du sein. Publiées mercredi dans la revue de l'Association médicale américaine, ces travaux ne répondent pas totalement à la question, en partie parce qu'elles ne s'intéressent qu'aux habitudes alimentaires à l'âge adulte, une période insuffisante, estiment certains chercheurs. Selon eux, le risque de cancer du sein serait plus dépendant de l'alimentation pendant l'adolescence, lorsque les cellules se divisent rapidement et sont plus vulnérables. De nombreuses études avaient déjà établi un lien entre une consommation excessive de viande rouge et l'augmentation du risque de cancer du côlon. Ce nouveau travail, conduit par des chercheurs de la Société américaine du cancer, concerne 148.610 hommes et femmes âgés de 63 ans en moyenne. C'est une des études les plus importantes jamais réalisés à ce sujet. Les participants indiquent la quantité de viande consommée en 1982 ainsi qu'en 1992 et 1993. Les gros consommateurs auraient un risque de 30 à 40% supérieur de développer un cancer du côlon que les petits consommateurs. La quantité de viande consommée quotidiennement par les hommes gros consommateurs était de 85 grammes au moins, soit la taille d'un hamburger environ, et de 57 grammes pour les femmes. Celle des petits mangeurs était de 57 grammes deux fois par semaine pour les hommes et de moins de 28 grammes pour les femmes. Le risque était par ailleurs augmenté pour une grande consommation de bacon ou de sauce bolognaise. Le coauteur de l'étude, le Dr Michael Thun, chef du département d'épidémiologie de la Société du cancer, a déclaré que ces résultats devraient être mis en perspective: selon lui, le tabac, l'obésité, la sédentarité, sont des facteurs plus volontiers liés au cancer du côlon que de manger beaucoup de viande rouge. Selon lui, toutefois, ces conclusions sont en accord avec les recommandations de la Société du cancer qui mettent en garde contre une trop grande consommation de viande rouge et incitent à une diversification de l'alimentation. De son côté, l'étude relative au cancer du sein qui concerne 285.526 Européennes, n'a pas mis en évidence de lien entre une importante consommation de fruits et de légumes et une meilleure protection contre cette maladie. Seules les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein ont pu bénéficier d'un tel régime, estime le premier auteur, le Dr Petra Peeters, du centre médical de l'Université d'Utrecht, aux Pays-Bas. Par ailleurs, consommer beaucoup de fruits et de légumes et peu de viande rouge ne peut qu'être bénéfique pour le coeur. JAMA (Journal of the American Medical Association): AP

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posted by Olivier Pingot | 4:36 PM
 

Une étude sur le lien entre foi et douleur

mercredi 12 janvier 2005, 18h46
LONDRES (AP) -

La foi peut-elle aider à supporter la douleur? Des chercheurs britanniques du Centre pour la science de l'esprit de l'université d'Oxford ont annoncé mercredi leur intention de lancer une étude pour tenter de déterminer si les croyances religieuses pouvaient aider à endurer la souffrance physique. Des symboles religieux seront présentés à des participants volontaires tandis que les chercheurs appliqueront sur leur dos et sur leurs mains une chaleur modérée, souligne Susan Greenfield, qui dirige ce nouveau centre, le premier du genre en Grande-Bretagne, voire en Europe. "Cela nous permettra d'étudier l'élément subjectif de la douleur et la manière dont elle peut être atténuée", a-t-elle précisé à la BBC. Le centre est soutenu financièrement par la Fondation John Templeton, basée aux Etats-Unis, qui promeut les recherches sur la relation entre la théologie et la science. Le Pr Greenfield souligne que la technologie, notamment l'imagerie cérébrale, est aujourd'hui suffisamment avancée pour entreprendre l'étude d'expériences humaines subjectives, laissées jusqu'ici à la réflexion des philosophes et des théologiens. Une première étape sera "de préciser ce que nous appelons des corrélats de la conscience: ce qui se passe dans le cerveau, le type d'environnement chimique qui correspond à certains sentiments et à certaines sensations". Les chercheurs étudieront comment les croyances religieuses sont intégrées par le cerveau et les conditions qui déterminent leur force. Toby Collins, un ancien biologiste marin qui dirigera les expériences sur la douleur, souligne que les chercheurs demanderont aux volontaires de faire appel à un système de croyances, religieuses ou pas. "Toutes les personnes, quand elles endurent la douleur, ont une stratégie pour faire face, et elles se tournent souvent vers la foi religieuse", affirme-t-il. John Stein, neuroscientifique à l'université d'Oxford, souligne que des expériences ont déjà montré que les croyants convaincus supportaient mieux la douleur. John Templeton Foundation, www.templeton.org University of Oxford, www.ox.ac.uk AP

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posted by Olivier Pingot | 4:35 PM
 

Une étude coréenne lie diabète et cancer

mercredi 12 janvier 2005, 18h38
CHICAGO (AP) -

Le diabète peut accroître les risques de cancer, notamment chez les sujets dont le taux de glucide dans le sang est élevé, selon une étude réalisée auprès de plus d'un million de Coréens. Le diabète est souvent lié à l'obésité, connue pour accroître les risques de cancer. Or, la plupart des participants à cette étude, publiée mercredi dans le "Journal of the American Medical Association", ne sont pas en surpoids. Les chercheurs coréens estiment donc que leur taux de glucide pourrait être en cause. Les analyses de 1,29 million de Coréens âgés de 30 à 95 ans ont été examinés sur une dizaine d'années, depuis 1992. Environ 5% d'entre eux étaient atteints de diabète. Au total, 26.473 participants sont décédés du cancer pendant leur suivi. Les diabétiques avaient environ 30% de risques supplémentaires de développer un cancer, notamment du pancréas, et d'en mourir. Selon Sun Ha Jee, un chercheur de l'université de Yonsei à Séoul, l'insuline pourrait influencer la prolifération des cellules. Or le cancer se caractérise par une multiplication anarchique des cellules. Sur le Net: http://jama.ama-assn.org AP

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posted by Olivier Pingot | 4:33 PM

mardi, décembre 14, 2004  

Un aveugle doté d'un "sixième sens" pour déceler les émotions

dimanche 12 décembre 2004, 19h23
LONDRES (AFP) -

Un aveugle a étonné les scientifiques britanniques en faisant preuve d'un "sixième sens" lui permettant de reconnaître des visages tristes ou en colère, indique une étude publiée dimanche par la revue Nature Neuroscience. Agé de 52 ans, cet homme dont l'identité n'a pas été révélé, a subi deux attaques cardiaques, qui ont endommagé la partie du cerveau qui gère les signaux visuels, le laissant totalement aveugle, même si ses yeux et son nerf optique sont intacts. Il est ainsi incapable de faire la différence entre un visage masculin et féminin ou entre des carrés et des cercles. Mais en face de visages montrant de la colère ou de la joie, il s'est montré capable d'identifier les émotions dans 59% des cas, un taux supérieur à celui obtenu par le fait du hasard, a indiqué le Dr Alan Pegna, de l'Ecole de psychologie de l'Université du Pays de Galles, qui a dirigé l'étude. Les mêmes résultats ont été obtenus face à des visages montrant de la tristesse ou de la crainte d'un côté et d'autres visages heureux de l'autre. Des scanners de son cerveau ont suggéré qu'il pouvait traiter des informations enregistrées par ses yeux dans des parties de son cerveau qui ne sont pas chargées de la vision.

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posted by Olivier Pingot | 9:00 AM

lundi, décembre 06, 2004  

Une faible exposition au benzène pourrait affecter la santé, selon une étude

jeudi 2 décembre 2004, 19h28
WASHINGTON (AP) -

On savait déjà que le benzène, un agent chimique industriel, pouvait augmenter le risque de leucémie et d'autres maladies du sang, mais une nouvelle étude américano-chinoise montre qu'une faible exposition pourrait également être néfaste en affectant les globules blancs. L'étude publiée dans la revue "Science" montre que les travailleurs d'une usine de chaussures en Chine exposés à moins d'une partie par million (ppm) de benzène ont vu baisser de manière importante le nombre de leurs globules blancs, qui jouent un rôle clé dans le système immunitaire. Les travaux ont également montré un déclin des cellules dans la moelle osseuse qui forment les globules blancs. La législation américaine limite le seuil d'exposition au benzène à 1 ppm sur le lieu de travail, mais l'étude révèle que la composition du sang est affectée même à des niveaux inférieurs. "Nous ne pouvons pas affirmer que cela entraîne un risque futur de maladie", souligne le Dr. Nathaniel Rothman, coauteur de l'étude. "Mais cela pose la question de savoir ce qui se passe dans la moelle osseuse", suite à une faible exposition au benzène. Très courant dans l'industrie, le benzène est notamment employé comme solvant pour fabriquer des plastiques, des résines, des adhésifs et des fibres synthétiques. Les personnes travaillant à bord de navires, dans la réparation automobile, la confection de chaussures et le raffinage et le transport de pétrole et d'essence sont souvent exposées à des émanations de benzène. Selon le Dr Rothman, l'étude montre la nécessité d'approfondir les recherches pour mieux comprendre les effets sur le sang d'une faible exposition au benzène. "La question est de savoir quelles sont les conséquences sur la santé des travailleurs", précise-t-il. AP lma/v403/nc Science: www.sciencemag.org

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posted by Olivier Pingot | 9:10 AM
 

Un oeil électronique pour aider les aveugles à traverser aux carrefours

mercredi 1 décembre 2004, 18h11
TOKYO (AP) -

Des chercheurs japonais ont testé un "oeil électronique", en fait une minuscule caméra ultra-perfectionnée, reconnaissant les bandes blanches des passages piétons et les feux de signalisation, qui pourrait à terme aider les aveugles à traverser aux carrefours. Les résultats de l'expérience sont publiés dans la revue "Measurement Science and Technology" datée de novembre. Elaboré par l'Institut de technologie de Kyoto, le système pourrait un jour être amélioré pour permettre aux aveugles et malvoyants de se déplacer sans l'aide d'une canne ou d'un chien dressé, soulignent les chercheurs. Testé en laboratoire par Tadayoshi Shioyama et Mohammad Shorif Uddin, le dispositif est parvenu à identifier les passages piétons, à juger la largeur des routes et à déchiffrer la couleur des signaux lumineux pour les piétons. "C'est presque instantané. Le temps de réponse est de trois à quatre secondes", a souligné mercredi M. Uddin. Le système pourrait ainsi indiquer aux aveugles à quel moment ils peuvent traverser un carrefour sans risque. Avant l'expérience, 196 carrefours au Japon ont été filmés avec une caméra numérique. Le programme informatique du système a ensuite examiné les images et a détecté à chaque fois les passages piétons, sauf dans deux cas où il a signalé la présence d'intersections imaginaires. "Le système se trompe si les marquages blancs sur la route ne sont pas parfaits", reconnaît M. Shioyama, qui assure toutefois que ces erreurs ne mettent pas l'utilisateur en danger. D'autres fonctions devraient permettre de signaler la présence de voitures en mouvement ou à l'arrêt et un logiciel qui localise les feux de signalisation et analyse leur couleur a également été testé, précise M. Uddin. Reste désormais à concevoir un appareil utilisable par les aveugles. Si un prototype n'est pas encore prêt, les chercheurs espèrent miniaturiser suffisamment le système pour pouvoir le monter sur des lunettes. Il sera alors commandé par un mini-ordinateur pouvant donner des instructions verbalement. D'autres appareils perfectionnés ont déjà été fabriqués pour aider les aveugles et les malvoyants à être plus autonomes. Des cannes et d'autres objets équipés de sonars ou de lasers peuvent les alerter à l'approche d'un obstacle, et des systèmes GPS peuvent leur donner des renseignements sur leur environnement immédiat: nom d'une rue, d'un parc ou encore d'un restaurant. Pour l'instant, l'oeil électronique apparaît comme une avancée prometteuse pour les feux de signalisation qui ne sont pas équipés d'un système sonore pour les piétons aveugles. M. Shioyama souligne que si l'expérience s'est limitée au Japon, le système peut théoriquement fonctionner partout où il y a des passages piétons marqués par des bandes et des signaux lumineux pour piétons. 0-0-0 Measurement Science and Technology: www.iop.org/journals/mst

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posted by Olivier Pingot | 9:05 AM
 

Le stress à haute dose accélère le vieillissement biologique

mercredi 1 décembre 2004, 10h45
WASHINGTON (AFP) -

Le stress à haute dose accélère le vieillissement biologique, selon une étude conduite sur un groupe de femmes dont les résultats sont publiés mardi sur le site des annales de la fondation nationale américaine des Sciences. L'étude effectuée par des chercheurs de l'université de Californie, s'est concentrée sur l'effet de situations extrêmement stressantes sur les télomères des chromosones de certaines cellules immunitaires d'un groupe de femmes. Les télomères, extrémité des chromosomes qui retrécissent chaque fois que les cellules se reproduisent, sont une mesure de l'âge biologique, car une fois qu'ils (les télomères) ont atteint un niveau minimum, ces cellules ne peuvent plus se régénérer. Les télomères des cellules des 39 femmes soumises à un stress important dans cette étude ont vieilli l'équivalent de dix ans de plus que ceux des 19 autres femmes vivant une vie normale, ont indiqué les chercheurs. Les 58 femmes objet de cette recherche étaient agées de 20 à 50 ans. "Le stress chronique semble avoir le potentiel de réduire la vie des cellules tout au moins des cellules du système immunitaire", a souligné dans un communiqué Elissa Epel, un des membres de l'équipe de chercheurs ayant effectué ces travaux. Dans le groupe de 58 femmes, 19 étaient des mères de famille avec des enfants en bonne santé et 39 avaient des enfants souffrant de maladies chroniques graves. Ces chercheurs ont indiqué qu'ils allaient conduire des études pour déterminer si d'autres types de cellules sont aussi affectées par le stress. Robert M. Sapolsky, un professeur de l'université Stanford (Californie) qui n'a pas participé à cette recherche a qualifié les résultats de "frappant dans le bon sens du terme". Dans une lettre publiée avec l'étude, il a également expliqué que le but des recherche était de déterminer comment le stress se traduit physiquement.

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posted by Olivier Pingot | 9:03 AM

mercredi, décembre 01, 2004  

Télémédecine: un robot français à bord de l'ISS

vendredi 26 novembre 2004, 11h12
TOURS (AFP) -

Un robot de télémédecine conçu par le CHRU de Tours (Indre-et-Loire) et l'Institut universitaire de technologie de Bourges (Cher) sera embarqué à bord de la station spatiale internationale dès la fin 2005, a-t-on appris vendredi à Tours de source médicale. "Baptisé TERISS - Télé-échographie robotisée International space station - ce robot qui permet de réaliser des télé-échographies à distance, servira à valider depuis la Terre des diagnostics réalisés à bord de la station", a expliqué à l'AFP le professeur Philippe Arbeille, directeur de l'unité de médecine et de physiologie spatiale de l'université François Rabelais de Tours. Un prototype retenu par l'Agence spatiale américaine (Nasa) et l'Agence spatiale européenne (ESA) est testé depuis plusieurs mois entre l'hôpital Trousseau, à Tours, et celui de Loches (Indre-et-Loire), distants de 35 kilomètres. Il est composé d'un bloc moteur relié par câbles à une sonde-caméra robotisée et fixée sur deux arceaux pour la manipuler. C'est le poste isolé. Un spécialiste médical manie à distance, à l'aide d'un stick, la sonde, c'est le poste expert. Les deux postes en relation par satellite sont équipés chacun de deux écrans, un pour suivre l'examen, l'autre pour la visioconférence. L'ESA et la Nasa "se sont dit que pour la navette spatiale et dans le cadre du projet d'un voyage de l'homme sur Mars, elles auraient besoin de télémédecine. Et comme nous avons prouvé sur terre que le robot fonctionnait bien - nous l'avons testé sur 250 patients - notre projet a été retenu au détriment notamment d'un canadien", a précisé Philippe Arbeille.

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posted by Olivier Pingot | 8:22 AM
 

Le cancer de l'estomac a son origine dans les cellules de la moelle osseuse

vendredi 26 novembre 2004, 8h23
WASHINGTON (AFP) -

Le cancer de l'estomac a pour origine des cellules-souche dérivées de la moelle osseuse et non de cellules-souche de la muqueuse gastrique interne (épithéliale) comme il est généralement admis par la médecine, selon des recherches conduites sur des souris, dont les résultats ont été publiés jeudi dans la revue américaine Science. "Cette découverte est surprenante et pourrait modifier la théorie actuelle sur l'origine des cancers gastriques", a estimé Daniel Silberberg, professeur de médecine à l'Université Columbia (New York, nord-est), un des membres de l'équipe de chercheurs. "Les conclusions de cette étude pourraient aussi conduire à la mise au point de nouvelles méthodes pour diagnostiquer et traiter de nombreux cancers, particulièrement ceux liés à des inflammations chroniques de l'estomac, de l'oesophage, des poumons et du foie", a-t-il ajouté. La théorie dominante chez les cancérologues est que la plupart des cancers ont leur origine dans les cellules-souche de l'organe où ils se développent. Mais les chercheurs ont suspecté que ces cellules de la moelle osseuse pourraient contribuer au développement et à la progression des tumeurs cancéreuses en migrant vers les tissus endommagés ou subissant une inflammation, pour les réparer. Ces recherches sur des souris ont montré qu'une infection chronique avec la bactérie Helicobacter pylori, cause fréquente des inflammations et des ulcères de l'estomac, conduit à la destruction des cellules de l'estomac ce qui déclenche l'arrivée en masse de cellules-souche de la moelle osseuse pour réparer les dommages. Ces cellules-souche, qui ont la propriété de prendre la forme des cellules des organes qu'elles réparent, ont évolué dans ces expériences en cellules cancéreuses de l'estomac, ont précisé ces chercheurs. S'appuyant sur cette meilleure compréhension de la relation entre les cellules-souches dérivées de la moelle osseuse et le cancer de l'estomac, les chercheurs ont indiqué qu'allaient être élaborés des modèles pour suivre des personnes présentant des risques élevés de cancer et travailler à la mise au point de nouveaux traitemnt ciblant ces cellules-souche migrantes. Le cancer de l'estomac est fréquent surtout en Asie, en Europe de l'Est et dans certaines régions de l'Amérique Latine où il est la deuxième cause de mortalité par cancer après celui du poumon. Aux Etats-Unis et en Europe Occidentale, la fréquence du cancer de l'estomac a fortement diminué au cours des 50 dernières années. Environ 22% des malades touchés par ce cancer survivent cinq ans, a précisé cette étude.

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posted by Olivier Pingot | 8:19 AM

mercredi, novembre 17, 2004  

Une étape franchie dans la recherche d'un vaccin contre le sida

mardi 16 novembre 2004, 19h50
PARIS (AP) -

Une équipe de chercheurs français conduite par Ara Hovanessian (Centre national de la recherche scientifique -Institut Pasteur) annonce mardi avoir réussi à fabriquer, chez le lapin, des anticorps capables de bloquer, en laboratoire, l'infection de cellules immunitaires humaines par le virus du sida. Une étape est donc franchie dans la recherche d'un vaccin capable d'induire une réponse du système immunitaire conduisant à la production d'anticorps neutralisants, c'est-à-dire capables de bloquer l'action du virus à l'origine du sida, le VIH. Ces résultats, publiés mardi dans la revue américaine "Immunity" ouvrent des perspectives intéressantes pour le développement d'un vaccin contre le sida. C'est en effet la première fois que des anticorps réagissent à des virus testés. Le virus du sida est très variable. "Jusque-là, on obtenait des anticorps dirigés contre une région du virus variable d'une souche à l'autre. Il s'agissait d'anticorps spécifiques de certaines souches virales", a expliqué mardi à l'Associated Press Ara Hovanessian. Mais lui et son équipe ont réussi à synthétiser des peptides (proteines) correspondant à une région de la membrane commune à toutes les souches virales. "Ces protéines sont capables chez le lapin, de stimuler la production d'anticorps qui inhibent différentes souches de VIH.", s'est félicité le chercheur. D'autant plus qu'"elles peuvent inhiber des virus isolés à partir du sang de malades". Ce progrès ouvre la voie à la mise au point, à terme, d'un vaccin synthétique capable de lutter contre différentes souches du VIH. "Ce vaccin ne sera pas isolé. Il sera inclus dans une préparation vaccinale dont l'autre fonction sera de stimuler les cellules tueuses", a indiqué Ara Hovanessian. Les anticorps anti-VIH agissent à deux niveaux: d'une part, ils inhibent l'infection de cellules par le VIH et d'autre part, sur des cellules déjà infectées, ils empêchent le virus de se propager à d'autres cellules. Par ailleurs, du fait de l'absence d'anticorps naturels chez la majorité des patients séropositifs, ce vaccin pourrait également avoir une application comme vaccin thérapeutique.

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posted by Olivier Pingot | 2:23 PM

mardi, novembre 09, 2004  

Effets paradoxaux de la dopamine sur les malades souffrant de Parkinson

vendredi 5 novembre 2004, 0h02
WASHINGTON (AFP) -

Des scientifiques ont montré les effets paradoxaux de l'hormone dopamine, un neurotransmetteur du système nerveux, sur les capacités cognitives des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, une affection dégénérative des neurones, selon une étude publiée jeudi aux Etats-Unis. Les patients souffrant de cette maladie et prenant de la dopamine enregistrent une détérioration de leurs performances pour accomplir certaines tâches cognitives alors qu'ils se montraient en même temps plus aptes à exécuter d'autres exercices mentaux. Cette recherche, dont les résultats ont paru dans la revue Science datée de vendredi, a montré que les patients atteint de Parkinson et cessant de prendre des médicaments qui accroissent le niveau de dopamine dans le sang ont une plus grande capacité d'apprentissage que des personnes en bonne santé, de quotient intellectuel équivalent. Quand ces mêmes malades prennent ces médicaments, le phénomène inverse se produit, a expliqué M.J. Frank, un des membres de l'équipe de recherche menée à l'université du Colorado à Denver. La dopamine est une substance chimique dans le cerveau qui est liée à la sensation de plaisir dont on pense qu'elle contribue au processus d'apprentissage par le biais à la fois de réactions positives et négatives. Selon ces scientifiques, ces résultats pourraient avoir des applications dans la neurobiologie du processus d'apprentissage par l'expérience. Cet apprentissage intervient quand des réactions positives ou une récompense encourage une personne à répéter le même comportement et dans le cas contraire à éviter la même expérience, ont expliqué ces chercheurs. La carence de dopamine est responsable de la perte de contrôle des mouvements du corps, le principal symptôme de la maladie de Parkinson.

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posted by Olivier Pingot | 7:52 AM

mercredi, octobre 20, 2004  

Des chercheurs suisses développent un os artificiel

mardi 19 octobre 2004, 13h52
BERNE (AP)

Les greffes d'os deviendront peut-être bientôt de l'histoire ancienne. Des chercheurs suisses ont élaboré un os artificiel, qui se résorbe au fur et à mesure que les cellules osseuses se régénèrent, cédant la place à un os nouveau, a indiqué mardi le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS). Les premières applications médicales sont attendues dans cinq ans. Actuellement, seules des greffes permettent de combler des pertes importantes de masses osseuses, après un accident ou l'ablation d'une tumeur cancéreuse. Les tissus sont prélevés sur le patient lui-même ou proviennent d'une banque d'os, alimentée par des dons post-mortem. Ces techniques nécessitent toutefois de longues opérations chirurgicales. Les prélèvements pour les autogreffes causent des douleurs persistantes, alors que les allogreffes comportent le risque de transmissions infectieuses. La matière osseuse synthétique développée par l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), en collaboration avec le Centre hospitalier vaudois, ouvre de nouvelles perspectives. Mise en place par voie chirurgicale, elle remplace provisoirement l'os, tout en servant de support à la régénération des cellules osseuses. Les cellules colonisent le matériau, qui se résorbe progressivement, cédant au fur et à mesure la place à l'os naturel. Les résultats des premiers essais de colonisation par des cellules humaines osseuses sont très encourageants, se réjouit Dominique Pioletti, l'un des chercheurs. Une batterie de tests est en cours. D'ici cinq ans, le composite de l'EPFL pourra sans doute être utilisé pour combler des pertes osseuses importantes après un accident ou redresser des jambes en X, en corrigeant l'os. Il a fallu trois ans de recherches et des centaines d'essais pour mettre au point ce matériau aux propriétés proches de l'os humain: dense à la périphérie pour supporter des charges élevées, poreux à l'intérieur pour minimiser le poids, biocompatible et parfaitement résorbable, précise le FNS. Blanc et léger, on dirait du sagex. Il s'agit en réalité d'un composite constitué d'une matrice polymère poreuse, renforcée par des fines particules de céramique. Employé seul, le polymère n'aurait pas une rigidité suffisante, tandis que la céramique seule est trop cassante. AP

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posted by Olivier Pingot | 4:19 PM

jeudi, septembre 23, 2004  

Comment le monoxyde de carbone tue

Une réaction auto-immune serait à l'origine des lésions cérébrales qui apparaissent chez certaines victimes d'intoxication au monoxyde de carbone.
Etats-Unis
17/09/2004 -

Une réaction auto-immune serait à l'origine des lésions cérébrales qui touchent certaines victimes d'intoxication au monoxyde de carbone (CO). Ce gaz mortel, incolore et inodore, qui intoxique chaque année des milliers de personnes, est libéré par certains systèmes de chauffage ou cheminées mal entretenus. Il tue ses victimes en empêchant l'oxygène de voyager dans le sang et en provoquant des lésions au cerveau qui restaient jusqu'ici inexpliquées. Le monoxyde de carbone a une très forte affinité avec l'hémoglobine, la protéine chargée de transporter l'oxygène dans le sang. Lorsqu'une victime s'intoxique au gaz, la molécule prend la place de la précieuse molécule d'O2 pour former la carboxyhémoglobine. Cette dernière circule ensuite dans l'organisme qui tombe très rapidement en manque d'oxygène. La victime souffre alors de vertiges, nausées, vomissements, d'évanouissements? et risque de mourir sans une rapide intervention médicale. Certains patients subissent en outre des lésions au cerveau. Une équipe dirigée par Stephen R. Thom, spécialiste en médecine d'urgences à la faculté de Médecine de l'Université de Pennsylvannie, qui publie ses travaux dans la revue Proceedings of the National Academies of Sciences, pense en avoir trouvé la cause. Les scientifiques ont en effet découvert que des dérivés du CO altéraient une protéine appelée MBP (myelin basic protein), qui appartient à la myéline. Cette gaine aux propriétés d'isolant électrique recouvre les fibres nerveuses et assure normalement la rapidité de la transmission de l'influx. Selon les chercheurs, le système immunitaire du patient ne reconnaîtrait plus la MBP normale, la considèrerait comme un intrus et la détruirait. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives de traitements à base d'immunosuppresseurs en complément des thérapies classiques à l'oxygène.

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posted by Olivier Pingot | 9:41 AM
 

De l'ADN colonisé

Nos gènes sont parfois colonisés par un cousin plus dangereux que prévu : l'ADN des mitochondries.
France
14/09/2004 -

Le noyau de nos cellules, hôte du patrimoine génétique de l'homme, est parfois envahi par un ADN « étranger », celui des mitochondries. On croyait cette invasion inoffensive. Cependant des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l'Institut Pasteur en France, ont montré qu'elle risque au contraire de perturber l'activité des gènes et de causer des maladies. Le noyau de la cellule conserve le génome humain à l'intérieur d'une longue molécule d'ADN. Les mitochondries, situées ailleurs dans le cytoplasme cellulaire, disposent elles aussi de leur propre ADN. On a pourtant trouvé plusieurs fragments de cet ADN mitochondrial dans les gènes du noyau. Ces NUMTs ? pour nuclear sequences of mitochondrial origin ne s'insèrent pas au hasard. On les retrouve davantage sur le chromosome Y ? présent seulement chez les hommes ? et le chromosome 18. Fait important, ces NUMTs ciblent la partie active de l'ADN nucléaire, celle qui code pour les protéines et qui peut aussi jouer un rôle majeur dans le développement d'une maladie. Ainsi les NUMTs peuvent affecter les fonctions de nos gènes, pense Miria Ricchetti, dont l'étude est parue dans les Plos Biology du mois de septembre. Certains de ces fragments ont déjà été associés à des maladies comme l'hémophilie. D'autres ont intégré l'ADN nucléaire d'un patient après l'accident de Tchernobyl. Même si on connaît encore mal leur potentiel mutagène, ils seraient donc à l'origine d'un plus grand nombre de maladies que prévu. Les chercheurs vont maintenant essayer de déterminer l'impact des radiations dans ce processus de colonisation génétique. Ils étudieront aussi des cas de cancers du colon et du cerveau dans lesquels sont impliqués des gènes connus pour être des cibles choisies des envahisseurs.

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posted by Olivier Pingot | 8:57 AM

jeudi, juin 10, 2004  

Première thérapie à ARN chez des souris

Des chercheurs américains ont traité des souris atteintes d'une maladie héréditaire du cerveau grâce au mécanisme de l'ARN interférent.
Etats-Unis
08/06/2004 -


Pour la première fois, des chercheurs ont utilisé des molécules d'ARN pour traiter efficacement des souris atteintes d'ataxie spinocérébelleuse, une maladie héréditaire qui touche le cerveau. Depuis la découverte dans les années 90 de petites molécules d'ARN interférent (ARNi) présentes dans les cellules et capables de s'immiscer dans le processus de fabrication des protéines, les chercheurs ont l'espoir de les utiliser pour soigner certaines maladies génétiques. L'ataxie spinocérébelleuse est une maladie héréditaire qui cause la dégénérescence des cellules nerveuses et se caractérise par une ataxie progressive de la démarche, de la posture et des extrémités. La maladie est provoquée par la présence dans les cellules d'une protéine défectueuse, l'ataxine-1. L'idée de Beverly Davidson, de l'université de l'Iowa, était de fabriquer de petits fragments d'ARN correspondant au gène défectueux et de les envoyer dans le cerveau de souris atteintes afin qu'ils interfèrent avec le processus de fabrication de l'ataxine-1. Une fois dans les cellules neuronales, les fragments d'ARNi étaient censés s'accrocher aux molécules d'ARN messager responsables de la fabrication de la protéine et les empêcher d'agir. Pour tester cette approche, l'équipe a fabriqué un virus qui, après avoir infecté une cellule, produit un petit fragment d'ARN correspondant à l'ataxine défectueuse. Les chercheurs ont injecté ce virus dans les cerveaux de souris atteintes de la version humaine de l'ataxie spinocérébelleuse. Effectivement, les souris ont montré de nets signes d'amélioration, ont rapporté les chercheurs lors d'un meeting de l'American Society of Gene Therapy. Au vu de ces résultats, les généticiens estiment que des essais cliniques de thérapie ARNi pourraient être réalisées dans les prochaines années.

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posted by Olivier Pingot | 4:38 PM

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