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jeudi, septembre 23, 2004
Les lacs Vostok
16/08/04
Le lac Vostok, au c?ur du continent Antarctique, est recouvert d?une couche de glace de 4 000 mètres d?épaisseur. Des mesures de variation de la gravité terrestre, réalisées par Michael Studinger, de l?Université de Columbia, ont révélé que le lac est constitué de deux bassins distincts séparés par une bande rocheuse de plusieurs mètres de hauteur. Deux écosystèmes différents seraient protégés par la glace depuis des millions d?années . À ce jour, aucune campagne de forage n?a encore sondé le lac le plus profond du monde, à cause des risques de contamination.
Categories ::Géologie::
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9:47 AM
En provenance de la Lune
20/09/04
L?adresse de l?expéditeur est rarement gravée sur les météorites. David Gnos et ses collègues, de l?Université de Berne, ont identifié le lieu d?origine d?une météorite lunaire retrouvée dans le désert d?Oman. La météorite est formée de KREEP, une roche très riche en thorium et en uranium radioactifs. Cette composition, comparée aux données des récentes missions d?observation lunaire, a permis de relier la roche à un point précis du bassin d?impact Mare Imbrium. La météorite en a été éjectée il y a 340 000 ans, et elle est arrivée sur Terre il y a environ 10 000 ans.
L?analyse isotopique de l?alliage d?uranium et de zircon présent dans la roche a permis d?estimer son âge à 3,909 milliards d?années. C?est la datation la plus précise de la formation de Mare Imbrium, le plus jeune des grands bassins d?impact lunaires, et de la fin de l?épisode de bombardement météorique intense du début de l?histoire du Système solaire.
Categories ::Astronomie::
posted by Olivier Pingot |
9:45 AM
Comment le monoxyde de carbone tue
Une réaction auto-immune serait à l'origine des lésions cérébrales qui apparaissent chez certaines victimes d'intoxication au monoxyde de carbone.
Etats-Unis
17/09/2004 -
Une réaction auto-immune serait à l'origine des lésions cérébrales qui touchent certaines victimes d'intoxication au monoxyde de carbone (CO). Ce gaz mortel, incolore et inodore, qui intoxique chaque année des milliers de personnes, est libéré par certains systèmes de chauffage ou cheminées mal entretenus. Il tue ses victimes en empêchant l'oxygène de voyager dans le sang et en provoquant des lésions au cerveau qui restaient jusqu'ici inexpliquées.
Le monoxyde de carbone a une très forte affinité avec l'hémoglobine, la protéine chargée de transporter l'oxygène dans le sang. Lorsqu'une victime s'intoxique au gaz, la molécule prend la place de la précieuse molécule d'O2 pour former la carboxyhémoglobine. Cette dernière circule ensuite dans l'organisme qui tombe très rapidement en manque d'oxygène. La victime souffre alors de vertiges, nausées, vomissements, d'évanouissements? et risque de mourir sans une rapide intervention médicale. Certains patients subissent en outre des lésions au cerveau. Une équipe dirigée par Stephen R. Thom, spécialiste en médecine d'urgences à la faculté de Médecine de l'Université de Pennsylvannie, qui publie ses travaux dans la revue Proceedings of the National Academies of Sciences, pense en avoir trouvé la cause.
Les scientifiques ont en effet découvert que des dérivés du CO altéraient une protéine appelée MBP (myelin basic protein), qui appartient à la myéline. Cette gaine aux propriétés d'isolant électrique recouvre les fibres nerveuses et assure normalement la rapidité de la transmission de l'influx. Selon les chercheurs, le système immunitaire du patient ne reconnaîtrait plus la MBP normale, la considèrerait comme un intrus et la détruirait. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives de traitements à base d'immunosuppresseurs en complément des thérapies classiques à l'oxygène.
Categories ::Médecine::
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9:41 AM
Les Irlandais et les Écossais ne sont pas Celtes
Des analyses génétiques révèlent que les nations ?celtes' actuelles descendraient en fait des Espagnols et des Portugais.
Irlande
16/09/2004 -
La croyance populaire veut que les habitants de l'Irlande et de l'Écosse descendent des Celtes, un peuple alpin originaire d'une région située à l'est de l'actuelle France, au sud de l'Allemagne. Ils se seraient dispersés vers l'ouest de l'Europe pour atteindre les îles atlantiques il y a 2500 ans. Cette idée semblait appuyée par le fait que les langues celtes, aujourd'hui principalement parlée dans les Îles, étaient largement utilisées en Europe de l'ouest et du centre avant la chute de l'Empire Romain.
Mais de récents tests génétiques viennent mettre cette hypothèse au défi. L'ADN d'Européens de toutes nationalités a été analysé par des généticiens du Trinity College de Dublin et les liens de parenté entre différents groupes ont pu être estimés. Première constatation, les peuples ?celtes' ? Écossais et Irlandais - ont plus d'affinités génétiques avec les Espagnol et les Portugais qu'avec tout autre groupe Européen. On arrive même à suggérer une date de séparation des deux groupes qui remonterait aux environ de 6000 ans, soit la fin de l'ère glaciaire. Les peuples de la péninsule ibérique auraient donc été en contact étroit avec les îles britanniques pendant de nombreux siècles, peut-être pendant 3000 ans.
Par la suite, les « vrais » Celtes d'Europe centrale ont probablement effectivement atteint les îles, mais à leur arrivée, un peuple venu d'Espagne était déjà là depuis longtemps. Les Celtes y ont laissé leur culture puisqu'elle y est omniprésente, mais pas leurs gènes.
Ces travaux, paru dans l'American Journal of Human Genetics, démontrent aussi une forte parenté des insulaires avec les Basques, qui eux ne sont pas celtes du tout. Les habitants des régions traditionnellement qualifiées de celtes sont aussi fortement liés les uns aux autres, les Irlandais ayant plus de points communs avec les Écossais qu'avec tout autre nation. Et cette proximité remonte à beaucoup plus longtemps que les années 1600, quand d'importantes vagues migratoires ont vu des Écossais s'installer en Irlande du Nord à la recherche de terres fertiles.
Les cheveux roux et les taches de rousseurs, un legs espagnol ?
Categories ::Génétique::
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9:39 AM
Les dinosaures prenaient soin de leur progéniture
La découverte de squelettes fossilisés en Chine suggère que les dinosaures étaient des parents attentionnés.
Chine
15/09/2004 -
Les dinosaures étaient-ils des parents attentionés ou bien d'indifférents géniteurs ? La question vient sans doute d'être tranchée après la découverte d'une série de fossiles en Chine. Il y a plus de 100 million d?années, un dinosaure de la famille des Psittacosaurus a été enterré vivant, surpris par une coulée de boue, alors qu'il était en train de s'occuper de 34 jeunes. Cette découverte d'un dinosaure adulte affichant un soin parental est la première du genre.
[Légende (Photo : David Varricchio)]
L'étude des squelettes fossilisés des jeunes Psittacosaurus suggère qu'ils étaient âgés de quelques mois. Ils étaient assez grands pour se débrouiller tout seuls mais sans doute avaient-ils encore besoin de leur mère, avancent les scientifiques du musée d'histoire naturelle de Dalian, en Chine, et de l'université d'Etat du Montana, aux Etats-Unis, qui publient leur analyse dans la revue Nature. Les jeunes dinosaures étaient en effet tous rassemblés autour de l'unique adulte au moment où ils ont été ensevelis.
Pendant longtemps, les biologistes ont cru que seuls les oiseaux et les mammifères prenaient soin de leur progéniture jusqu'à ce que leurs rejetons atteignent un âge avancé. Par leur comportement, les dinosaures se rapprochent donc plus des oiseaux modernes que des lézards, qui délaissent leurs bébés très vite après leur naissance.
Categories ::Paléontologie::
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8:59 AM
De l'ADN colonisé
Nos gènes sont parfois colonisés par un cousin plus dangereux que prévu : l'ADN des mitochondries.
France
14/09/2004 -
Le noyau de nos cellules, hôte du patrimoine génétique de l'homme, est parfois envahi par un ADN « étranger », celui des mitochondries. On croyait cette invasion inoffensive. Cependant des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l'Institut Pasteur en France, ont montré qu'elle risque au contraire de perturber l'activité des gènes et de causer des maladies.
Le noyau de la cellule conserve le génome humain à l'intérieur d'une longue molécule d'ADN. Les mitochondries, situées ailleurs dans le cytoplasme cellulaire, disposent elles aussi de leur propre ADN. On a pourtant trouvé plusieurs fragments de cet ADN mitochondrial dans les gènes du noyau. Ces NUMTs ? pour nuclear sequences of mitochondrial origin ne s'insèrent pas au hasard. On les retrouve davantage sur le chromosome Y ? présent seulement chez les hommes ? et le chromosome 18. Fait important, ces NUMTs ciblent la partie active de l'ADN nucléaire, celle qui code pour les protéines et qui peut aussi jouer un rôle majeur dans le développement d'une maladie.
Ainsi les NUMTs peuvent affecter les fonctions de nos gènes, pense Miria Ricchetti, dont l'étude est parue dans les Plos Biology du mois de septembre. Certains de ces fragments ont déjà été associés à des maladies comme l'hémophilie. D'autres ont intégré l'ADN nucléaire d'un patient après l'accident de Tchernobyl. Même si on connaît encore mal leur potentiel mutagène, ils seraient donc à l'origine d'un plus grand nombre de maladies que prévu. Les chercheurs vont maintenant essayer de déterminer l'impact des radiations dans ce processus de colonisation génétique. Ils étudieront aussi des cas de cancers du colon et du cerveau dans lesquels sont impliqués des gènes connus pour être des cibles choisies des envahisseurs.
Categories ::Médecine::
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8:57 AM
Du déboisement au dépeuplement
mercredi 22 septembre 2004, 19h10
PARIS (AFP) -
Le déboisement, en partie responsable de l'effondrement de sociétés comme celle de l'Ile de Pâques, dépendrait de facteurs comme la taille des arbres, l'étendue des forêts et la situation des territoires boisés, selon une étude publiée par la revue Nature à paraître jeudi.
Une équipe de chercheurs américains a réalisé une étude statistique pour tenter de comprendre pourquoi, sur certaines îles du Pacifique, la population n'a pas éliminé ses forêts et s'est maintenue, et pourquoi sur d'autres les habitants ont coupé les arbres et n'en ont pas replanté, se privant d'un élément essentiel à leur survie.
Les auteurs de l'étude, Barry Rolett et Jared Diamond, ont réalisé une évaluation statistique des variables géographiques et environnementales sur 81 sites dans 69 îles du Pacifique, de Yap à l'ouest à l'Ile de Pâques à l'est, de Hawaï au nord à la Nouvelle Zélande au sud.
Ils se sont rendu compte que les habitants ont plus tendance à conserver leurs forêts si elles sont étendues, à une altitude élevée, humides, près de l'Equateur et battues par des vents apportant des cendres volcaniques et des poussières venant d'Asie. Plus on s'éloigne de l'Equateur et d'autres îles de la région, plus les forêts sont fragiles, ajoutent-ils.
L'Ile de Pâques, soulignent les auteurs de l'étude, accumule la plupart des facteurs menant généralement au déboisement total dans le Pacifique. S'y est ajouté la nécessité de couper des arbres pour transporter sur des rondins les monumentales statues typiques de l'île.
Tous ces éléments ont conduit au déboisement alors que les mêmes populations polynésiennes ayant essaimé sur d'autres îles aux conditions différentes ont conservé leurs forêts et se sont maintenues.
Cette étude sur les conditions facilitant la déforestation pourrait faire comprendre la chute d'autres sociétés telles que les Anasazi dans le sud-ouest des Etats-Unis ou les Maya en Amérique centrale, estiment ses auteurs.
Categories ::Gestion du bois::
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8:54 AM
mercredi, septembre 22, 2004
Le génome d'un arbre séquencé pour la première fois
mardi 21 septembre 2004, 17h02
PARIS (AP) -
Le peuplier n'a plus de secrets pour les scientifiques: plusieurs équipes de chercheurs à travers le monde ont mis au point collectivement l'inventaire de ses 40.000 gènes, premier séquençage complet du génome d'un arbre, annonce mardi l'Institut national de la recherche agronomique (INRA).
Ce décryptage "permettra, grâce à des travaux complémentaires en physiologie, en biologie et en écologie, une avancée spectaculaire des connaissances sur les arbres", souligne l'INRA dans un communiqué.
Le peuplier (Populus), "essence déjà connue pour sa grande valeur économique et son intérêt environnemental, accède ainsi au statut d'arbre-modèle pour des dizaines de laboratoires", ajoutent les chercheurs de l'institut français.
Cet arbre a été choisi en raison de son génome relativement compact: presque 50 fois plus petit que le génome du pin, ce qui en fait l'arbre-modèle idéal, explique l'INRA dans un communiqué.
Le génome du peuplier comporte 19 paires de chromosomes, soit quatre fois plus que le génome de la première plante séquencée il y a quatre ans: l'arabette.
Quelque 200 scientifiques du monde entier, dont quatre équipes de l'INRA en France et en Belgique, réunis au sein d'un consortium international, ont participé à cette première, sous le coordination de trois organismes (américain, canadien et suédois). Stefan Jansson, coordonnateur du projet, devait présenter ces travaux dans la journée à l'INRA d'Orléans (Loiret).
Les équipes françaises ayant collaboré à ce programme "se réjouissent du décryptage de ce génome qui accélérera les programmes de recherche déjà en cours à l'INRA", notamment sur la formation du bois, la nutrition, la résistance à la sécheresse et aux pathogènes ou encore le fonctionnement des symbioses mycorhiziennes (association entre un champignon et les parties souterraines de certains végétaux).
Les connaissances ainsi acquises ont une portée plus générale. "Elles aideront à améliorer les propriétés sylvicoles et biotechnologiques d'autres espèces d'arbres et conduiront à une gestion plus durable des milieux forestiers", concluent les chercheurs. AP
Categories ::Génétique::
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11:29 AM
mardi, septembre 21, 2004
Eau et méthane au même endroit sur Mars: un possible indice de vie
lundi 20 septembre 2004, 18h51
PARIS (AFP) -
Les concentrations de vapeur d?eau et de méthane "coïncident de manière importante" dans l?atmosphère de Mars, ce qui pourrait constituer un "indice supplémentaire" d'existence d'une vie sur la planète rouge, suggèrent lundi des responsables de l'ESA (Agence spatiale européenne).
Des analyses récentes effectuées à partir de données fournies par la sonde européenne Mars Express, note l'ESA dans un communiqué, "nous font mieux comprendre les processus géologiques et atmosphériques spécifiques à Mars, et ouvrent de nouvelles pistes concernant l?existence d?une vie actuelle sur la planète rouge".
Ces résultats proviennent de données obtenues par un spectromètre planétaire dit PFS, lequel a observé qu?à une altitude comprise entre 10 et 15 km de la surface, la vapeur d?eau est présente dans l?atmosphère de manière uniforme et est intimement mélangée à ses autres composantes.
L'instrument a permis de constater, à proximité de la surface, la présence de vapeur d'eau sous des formes plus concentrées dans trois grandes régions équatoriales: Arabia Terra, Elysium Planum et Arcadia-Memnonia. "Dans ces endroits, cette concentration est deux à trois fois supérieure à celle des autres régions observées", selon l'ESA.
Comme l?indique Vittorio Formisano, responsable de recherche du PFS, "ces zones de plus forte concentration de la vapeur d?eau correspondent également à celles où la sonde Odyssey de la Nasa a repéré une couche de glace hydrique à quelques dizaines de centimètres sous la surface".
Le PFS a également permis de faire "la même cartographie avec le méthane, et on voit qu'il y a corrélation spatiale entre les deux", explique à l'AFP Roberto Loverde, porte-parole du département Science à l'ESA. "Nous disposons là d'une nouvelle pièce du puzzle dans la compréhension de ce qui pourrait être une vie possible, passée ou présente, sur Mars", a-t-il ajouté.
L?équipe en charge du PFS a constaté que les zones de plus forte concentration en méthane sont les mêmes que celles où la vapeur d?eau et la glace hydrique souterraine sont également concentrées. "On peut supposer que cette corrélation spatiale entre la vapeur d?eau et le méthane s?explique par une origine souterraine commune", selon l'ESA.
L?instrument PFS a également détecté des traces "d?autres gaz" dans l?atmosphère martienne, ajoute le communiqué de l'ESA sans donner plus de précision.
"D?autres études détermineront s?il existe un lien de causalité entre ces gaz et l?eau et le méthane, ce qui contribuera à apporter une réponse aux questions non résolues. Des observations in situ effectuées par de futures missions d?atterrisseurs martiens apporteront peut-être une réponse plus complète à ces énigmes", selon le communiqué de l'ESA.
Les conclusions tirées des observations du PFS doivent être annoncées en Italie dans le cadre d'une conférence qui se déroule jusqu'au 23 septembre à Ischia, à l'initiative de l'Agence spatiale italienne (ASI).
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1:54 PM
jeudi, septembre 16, 2004
L'Amérique découverte par des Aborigènes
Grande-Bretagne
09/09/2004 -
Et si les premiers Américains étaient venus d'Australie ? De vieux crânes étayeraient cette hypothèse.
Révélation choc qui ne plaira pas aux Amérindiens : leurs ancêtres arrivés d'Asie centrale par le détroit de Béring asséché n'étaient pas les premiers à fouler le sol Américain. Ils ont été précédés par des Aborigènes venus d'Australie. C'est l'étonnante conclusion à laquelle est arrivée Silvia Gonzalez, géo-archéologue, et son équipe de l'Université John Moores de Liverpool, en Grande-Bretagne.
C'est en étudiant les caractéristiques morphologiques de crânes trouvés dans le désert près de Mexico City qu'elle a vu la ressemblance avec les Australiens. Ces crânes mexicains, hauts et étroits, ne ressemblent guère à ceux des Amérindiens, plus ronds et trapus. La datation au carbone-14 a révélé un âge de 12 700 ans pour le plus anciens des crânes, faisant ainsi de lui le plus ancien vestige humain connu de toutes les Amériques.
Le plus surprenant, c'est que ce peuple d'origine australienne, arrivé il y a plus 13 000 ans, probablement par bateau, d'île en île, aurait peut-être persisté jusqu'à il y a 200 ou 300 ans. Les descriptions des premiers Jésuites arrivés dans l'ouest du Mexique au 18ème siècle, relatent en effet un peuple de chasseurs-cueilleurs, les Pericues, au corps mince et s'alimentant principalement de mollusques. Cette tribu maintenant éteinte pourrait donc avoir été la première à peupler l'Amérique.
Il s'agit là d'un débat qui fait déjà bien des remous en anthropologie : quand et comment le peuplement des Amériques s'est-il fait et, surtout, par qui ? Une seule vague de colonisation ou plusieurs successives ? La nouvelle hypothèse, basée sur l'étude de matériel inédit, apporte encore de l'eau au moulin. L'équipe d'archéologues a bien l'intention de mener des tests d'ADN sur les ossements retrouvés et de les comparer avec celui des Aborigènes actuels afin de confirmer ce qu'ils avancent. Cela signifierait que les ancêtres des Amérindiens n'ont pas été les premiers arrivants sur le continent et qu'au moins un peuple, et pourquoi pas plusieurs, les a devancés. Sachant qu'une telle confirmation pourrait mettre en péril certains droits ancestraux des autochtones, de belles querelles sont à prévoir?
Categories ::Paléontologie humaine::
posted by Olivier Pingot |
2:04 PM
Un visage vieux de trois mille ans
Italie
02/09/2004 -
Voici Harwa, un Égyptien qui vivait il y a 3000 ans. Pour reconstruire son visage, on a déballé sa momie. Sans même y toucher?
Les cabinets médico-légaux connaissent bien les techniques de reconstruction faciale. À la découverte d'un crâne humain, on le rhabille de muscles, de yeux et de peau selon des règles et des paramètres bien précis afin d'en recréer le visage et de faciliter l'enquête sur son identification. Des anthropologues italiens ont décidé d'appliquer la méthode à un cadavre peu banal : celui d'Harwa, une momie égyptienne morte depuis 3000 ans !
Conservé au Musée égyptien de Turin en Italie, Harwa a vécu entre 945 et 715 ans avant notre ère, soit durant la 22ème ou 23ème dynastie. Mais pour voir son visage, il n'était pas question d'ouvrir la momie pour en extraire le crâne : le risque de la briser et de perdre à jamais de précieuses informations était trop grand. Les chercheurs ont plutôt fait appel à deux autres technologies de pointe. D'abord, afin de « voir » le crâne sans retirer les bandelettes, on a utilisé un scanner pour réaliser une MDCT, ou Multidetector computed tomography (en français, tomographie multidétecteur assistée par ordinateur). L'image à l'écran révéla la tête d'un homme d'environ 45 ans, sur laquelle on distinguait encore très bien le nez, les oreilles, quelques muscles? Grâce à de puissants logiciels d'analyse d'image, on a pu faire disparaître la peau et les autres tissus mous afin d'avoir un crâne bien propre.
Pour accomplir la reconstruction, il fallait ensuite obtenir un vrai crâne solide. Ici, c'est par un système de frittage sélectif de poudre que l'on a pu fabriquer un crâne en résine solide. Ce procédé, courant en ingénierie pour obtenir rapidement des modèles tridimensionnels, utilise un laser pour transformer une poudre en un objet solide par fusion. Ainsi recréé, le crâne d'Harwa a pu être savamment recouvert de couches de pâte à modeler et de nylon pour finalement arborer une apparence quasi-vivante. Le réalisme a été accentué par l'étude des différentes lésions cutanées qui étaient visibles au scanner.
L'exercice, qui a exigé les connaissances et le savoir-faire de médecins-légistes, de policiers, d'anthropologues et de radiologistes, a permis d'obtenir un visage tellement détaillé qu'on y voit même les petites bosses et furoncles que l'homme avait sur la peau de son vivant. Le docteur Federico Cesarani, qui a dirigé cette recherche, précise que les tissus adipeux n'ayant pas été conservés sur la momie, il se peut que le visage ait été plus gras que celui obtenu. Les chercheurs ont aussi préféré s'abstenir de lui donner des poils : cheveux, barbe, moustache et sourcils ne pourraient être recréés qu'avec de l'imagination, ce qui « fragiliserait » le travail de reconstitution, jusque là scientifiquement rigoureux.
Les étapes et le résultat de cette étude sont publiés dans la dernière livraison de l'American Journal of Roentgenology.
Categories ::Divers::
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2:01 PM
La croissance cérébrale d'Homo erectus proche du chimpanzé
mercredi 15 septembre 2004, 22h40
PARIS (AFP) -
L'Homo erectus possédait un mode de développement cérébral bien plus proche de celui des grands singes que des hommes actuels, ce qui fait que l'émergence d'un langage articulé complexe est à rechercher dans des groupes fossiles plus récents, révèle une étude publiée dans la revue britannique Nature jeudi.
Dans son processus de croissance, l'homme moderne se distingue des autres mammifères et des autres primates par une croissance générale prolongée, et un retard dans le développement de la taille du cerveau, qui à la naissance représente à peine 25% de sa taille adulte. L'homme naît avec un cerveau très immature, et sa croissance se poursuit pendant au minimum 10 ans, une longue période pendant laquelle l'enfant acquiert notamment le langage.
Les autre primates présentent un modèle très différent de développement cérébral: chez le chimpanzé, le volume du cerveau représente déjà à la naissance la moitié de celui de l'adulte, et sa croissance est pratiquement terminée en deux ans.
En réévaluant l'âge du décès de l'enfant fossile de Mojokerto, le plus jeune spécimen d'Homo erectus, découvert en 1936 à Java (Indonésie), les chercheurs ont montré que le cerveau d'Homo erectus avait une croissancee rapide, incompatible avec l'aquisition du langage articulé.
Cette étude, cherchant à déterminer quelle est la première espèce d'hominidés à avoir acquis le langage articulé, a été menée par le CNRS-Bordeaux dans le cadre du programme "Origine de l'Homme, du Langage et des Langues", en coopération avec le Max-Planck Institute de Leipzig (Allemagne).
La datation de l'enfant fossile de Mojokerto, dont la boîte crânienne est bien conservée, est comprise entre 1,8 et 1,3 million d'années. Jusqu'à présent, les paléontologues, se fondant sur les critères de maturation visibles sur le crâne, avaient considéré que l'enfant était décédé entre 4 et 6 ans.
Grâce aux nouveaux outils de l'imagerie médicale et de la paléo-anthropologie virtuelle, les chercheurs ont étudié des structures internes du fossile, en particulier la fontanelle intérieure dans l'oreille. Ils les ont comparées à celles d'enfants et de jeunes chimpanzés.
"Ils ont établi que les caractères identifiés sur l'enfant fossile ne s'observaient sur les enfants et les jeunes chimpanzés actuels qu'entre l'âge de 0 et 1 an et demi. De plus, à partir d'une saisie scanner, ils ont pu déterminer que la taille de son encéphale représentait entre 72 et 84% de celle d'une adulte Homo erectus", selon un communiqué du CNRS.
Après environ un an de développement, le cerveau du petit Homo erectus avait donc déjà atteint près de 80% de sa taille adulte. Un tel degré de développement est retrouvé chez des chimpanzés du même âge, mais n'est atteint que vers 4 ans chez un enfant actuel.
Categories ::Paléontologie humaine::
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1:54 PM
Un climat subtropical au Pôle Nord il y a 55 millions d'années, selon une étude
jeudi 9 septembre 2004, 17h05
PARIS (AP) -
Une mer à 20 degrés, des plantes et des animaux subtropicaux: tel était le visage du Pôle Nord il y a 55 millions d'années, affirment les scientifiques d'une mission européano-canadienne qui a étudié des échantillon du sous-sol polaire.
La mission de forage arctique ACEX (Arctic Coring Expedition) a procédé le mois dernier à des forages à plus de 400m de profondeur sous le plancher océanique, à 1.300m sous l'eau. Les carottes de sédiments retirées doivent donner aux chercheurs des indications sur l'évolution du climat du Pôle Nord au cours des 56 millions d'années écoulées.
Selon les premières analyses réalisées par l'expédition, qui ne reviendra du Pôle que la semaine prochaine, les carottes du sous-sol "contiennent des microfossiles de plantes et d'animaux caractéristiques d'un climat subtropical", il y a 55 millions d'années. Selon un communiqué diffusé jeudi par le CNRS, les fossiles d'algues indiquent également que la température de l'océan Arctique se situait alors autour de 20 degrés, soit beaucoup plus que le -1,5 degré actuel.
"Ces carottes remontent à une époque où il n'y avait pas de glace sur la planète. Elles vont nous apporter une énorme quantité d'informations sur le climat de l'Arctique. Elles vont nous dire comment le climat a changé, et peut-être pourquoi", a commenté Jan Backman, de l'Université de Stockholm, l'un des deux chefs de la mission.
Les forages de l'équipe ACEX, qui comprend des scientifiques de huit pays, sont les premiers de cette importance: les précédents n'avaient pas dépassé les 16m de profondeur, souligne le CNRS. Pour les réaliser, les scientifiques ont utilisé trois brise-glace, ainis que des hélicoptères et des satellites pour surveiller la progression de la banquise.
La flotte est partie le mois dernier de Tromsö (Norvège)et doit revenir le 14 septembre. Les scientifiques doivent ensuite conduire des analyses en laboratoires pour décrypter les informations contenues par les échantillons de sédiments.
Côté français, deux équipes du CNRS sont impliquées dans ces études: le CEREGE à l'université d'Aix-Marseille III et le laboratoire EPOC de l'université de Bordeaux I.
Categories ::Climatologie - Effet de serre::
posted by Olivier Pingot |
1:52 PM
mercredi, septembre 15, 2004
Une très vaste région de Mars aurait été recouverte par de l'eau
mercredi 8 septembre 2004, 19h41
PARIS (AFP) -
Une très vaste région de Mars, s'étendant sur plus de 300.000 km2 près de Terra Meridiani, a été recouverte d'eau pendant une longue période, selon une étude à paraître jeudi dans la revue Nature, comparant des analyses du robot Opportunity et de la sonde Mars Global Surveyor.
Un océan "comparable en surface à la mer Baltique sur Terre, assez profond et qui s'est maintenu assez longtemps pour permettre une accumulation de 500 m de sédiments", a dû exister autour de Meridiani Planum, si les informations recueillies sur ce site par Opportunity suggérant la présence d'eau se confirment, estime l'auteur de l'étude, le Pr Brian M. Hynek, de l'Université du Colorado à Boulder.
Des analyses réalisées par le robot américain en début d'année avaient permis de conclure que la composition de petites sphères grises découvertes sur une roche martienne indiquait la présence passée d'eau sur Mars.
Les chercheurs ont pu déterminer que ces sphères contenaient de l'hématite, un oxyde de fer. Or, sur Terre, ce minerai se forme habituellement en présence d'eau, sur une longue période.
Le Pr Hynek, utilisant un spectromètre à bord de la sonde américaine Mars Global Surveyor sur orbite autour de la planète rouge, a observé que la couleur grise du minerai se trouvant sur le site d'atterrissage d'Opportunity s'étendait sur une très vaste zone, "entre le 20e degré de longitude et le 14e degré de latitude".
Ces matériaux de couleur claire apparaissent sur des centaines de kilomètres au nord, à l'est et à l'ouest de Meridiani Planum, selon lui, ce qui suggère dans cette région la présence passée d'eau, pendant très longtemps, à la surface ou près de la surface.
Categories ::Espace::
posted by Olivier Pingot |
3:46 PM
Les dinosaures étaient peut-être des parents attentionnés
mercredi 8 septembre 2004, 19h40
PARIS (AFP) -
Les parents dinosaures pourraient avoir été des parents attentionnés qui s'occupaient de leurs petits pendant une bonne partie de leur enfance, rapporte une étude du magazine Nature à paraître jeudi, suite à la découverte d'un fossile de dinosaure adulte entouré de 34 jeunes.
Le fossile, conservé au musée d'histoire naturelle de Dalian, en Chine, montre un Psittacosaurus, ou "reptile perroquet", et une trentaine de jeunes dans une position dressée, comme s'ils avaient été ensevelis brusquement, avant même de pouvoir réagir.
La présence de ces jeunes déjà développés, nettement plus grands que des spécimens sortant de l'oeuf, "laisse penser qu'il existait une relation biologique et que les parents s'occupaient de leurs petits après l'éclosion", estime l'équipe de scientifiques de l'Université d'Etat du Montana, dirigée par David Varricchio.
Les os étaient "totalement ossifiés et bien formés", précisent les paléontologues, un élément qui, "combiné au développement des os, aux taux de croissance lents, à la taille et au nombre de jeunes, indique que la croissance après éclosion (des oeufs) avait été importante et que les parents s'occupaient de leurs petits sur une longue période".
Les fossiles, trouvés dans la région de Liaoning en Chine, sont remarquables par leur regroupement dans une zone de 0,5 m2. Les squelettes des jeunes présentent les vertèbres dorsales, les côtes et le pelvis. La position des membres avant et arrière montre qu'ils étaient actifs lorsqu'ils ont été surpris par la chute de retombées volcaniques ou par l'effondrement d'un abri, d'un nid, souterrain.
Le Psittacosaurus, qui vivait en Asie à la fin du Crétacé (65 millions d'années), mesurait de un à deux mètres de long et avait un mètre de haut. Cet herbivore pesait environ 25 kg et portait un bec dur et recourbé, d'où son appellation de "reptile perroquet".
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3:44 PM
Des fossiles de reptiles marins géants découverts dans l'Arctique
jeudi 2 septembre 2004, 16h43
OSLO (AP) -
Des chercheurs norvégiens ont mis au jour sur une île de l'Arctique des fossiles rarissimes de deux reptiles marins géants, dont l'un ressemble à l'ancêtre du légendaire monstre du Loch Ness.
Ces fossiles, en très bon état, d'un ichthyosaure et d'un plésiosaure ont été découverts dans les îles Svalbard, au nord de la Norvège, à 500 km au large, et transférés au Musée géologique d'Oslo, a annoncé jeudi un des membres de l'équipe de chercheurs, Hans Arne Nakrem.
Pour la première fois, un crâne complet d'ichthyosaure a été découvert, a-t-il précisé.
Les plésiosaures, adaptés à la vie dans l'océan, avaient un très long cou et une très longue queue, ainsi qu'un corps dodu et des pattes ayant évolué en nageoires. Ils pouvaient atteindre 15 mètres de long.
"Ils ressemblent à l'idée que nous nous faisons de Nessie, le monstre du Loc Ness", a expliqué Joern Hurum, spécialiste en dinosaures et chef de l'équipe. Avec leurs impressionnantes mâchoires qui pouvaient "tout déchiqueter en tous petits morceaux", les plésiosaures étaient au sommet de la chaîne alimentaire dans les mers, ajoute-t-il.
L'Ichthyosaure ressemblait lui à un poisson, avec une nageoire dorsale et des pattes palmées. Il pouvait atteindre jusqu'à cinq mètres de long.
Tout deux vivaient il y a environ 160 millions d'années, et ont disparu il y a environ 65 millions d'années. AP
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3:44 PM
Un cratère se forme en mer sur une coulée du volcan du Piton de la Fournaise
mardi 31 aout 2004, 18h55
SAINT-DENIS-DE-LA REUNION (AFP) -
Un cratère crachant de la lave à plusieurs dizaines de mètres de haut s'est formé mardi à la Réunion, en bordure de mer, sur la plate forme constituée par la dernière coulée du volcan du Piton de la Fournaise, selon l'Observatoire volcanologique de la Réunion qui n'avait jamais observé un tel phénomène.
Entré en éruption à plus de 2000 mètres d'altitude le 13 août, le volcan du Piton de la Fournaise a déversé, depuis, des torrents de lave dans la mer après avoir coupé la route nationale à Sainte-Rose dans le sud-est de l'île.
Ces coulées de lave dont le spectacle a attiré des milliers de Réunionnais, ont créé en mer une fois refroidies, une plateforme d'environ 5 hectares accolée à l'île. A 02h00 mardi, un cratère d'une hauteur de 5 à 8 mètres est sorti subitement de cette plateforme pour projeter de la lave à 50 m de haut.
Pour des questions de sécurité, la préfecture a décidé de fermer aussitôt les sentiers longeant le site et permettant aux touristes d'observer l'arrivée des coulées dans la mer.
Selon les responsables de l'Observatoire de la Réunion, l'origine de ce cratère inédit sur l'île peut, soit relever d'un "phénomène de surpression du magma accumulé sous les coulées" soit "la formation d'une fissure éruptive", le magma provenant d'une profondeur de 2 kms sous la mer. Des prélèvements ont été effectués et seront envoyés en métropole pour tenter d'expliquer le phénomène.
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3:41 PM
jeudi, septembre 02, 2004
Un satellite pour prévoir les séismes
Un microsatellite français, Demeter, sera lancé dans l'espace le 29 juin. Il tentera à terme de prévoir les tremblements de terre.
France
28/06/2004 -
Est-il possible de déterminer l'imminence d'un séisme à partir d'observations satellite ? Demeter, un microsatellite français, est chargé de répondre à cette question. Il analysera, dans la haute atmosphère, les perturbations électromagnétiques causées par les tremblements de terre, les volcans et les raz-de-marées. Demeter (Detection of Electro-Magnetic Emissions Transmitted from Earthquake Regions) sera mis en orbite demain, le 29 juin, à partir du lanceur russe DNEPR.
Des phénomènes étranges ? étincelles, lumière, effets sur les boussoles - ont déjà été rapportés au moment des activités sismiques ou volcaniques. Dans l'ionosphère, la couche de la haute atmosphère, il semble que l'intensité des ondes électriques et magnétiques augmente quelques heures avant ces secousses géophysiques. Ces phénomènes sont encore mal connus et mieux les comprendre pourrait permettre de détecter à l'avance ces catastrophes naturelles. Le satellite français emporte cinq instruments pour mesurer les composantes de ces ondes électromagnétiques. Une sonde de Langmuir va notamment mesurer les variations en densité et température du plasma ionosphérique, le gaz ionisé qui enregistre les perturbations.
Des mesures au sol compléteront en parallèle les mesures en orbite. Demeter devrait survoler pendant deux ans environ 400 séismes de magnitude supérieure à 5. Il pourra couvrir rapidement toutes les régions au sol et analyser les perturbations détectées à plus de 700 km d'altitude. Les scientifiques espèrent ainsi prévenir les tremblements de terre comme ils le font déjà pour les tempêtes météorologiques. Ils rappellent que les séismes ont causé de nombreux morts ces dernières années comme à Bam en Iran avec 30 000 victimes l'an dernier, ou Izmit en Turquie, 17 000 personnes décédées en 1999.
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12:06 PM
Une expédition pour étudier l'histoire du climat
vendredi 27 aout 2004, 16h22
Une équipe internationale de chercheurs a commencé des opérations de forage sur une montagne sous-marine de l'océan Arctique dans une mission techniquement complexe destinée à établir une histoire climatique de la planète.
Le forage se déroule à 250 kilomètres du pôle Nord, sur une crête de la ride Lomonosov, une chaîne de montagne sous-marine aussi élevée que les Alpes, qui s'étend de la Sibérie au Groenland. Les scientifiques estiment que le lieu de recherche recèle 50 millions d'années d'histoire du climat de la Terre et pourrait peut-être aider à mieux comprendre l'évolution du climat.
"C'est comme un livre", souligne Kate Moran, professeur au département d'océanographie de l'université de Rhode Island et co-présidente de l'Expédition de forage de l'Arctique (ACEX). "Nous tournons les pages en arrière."
Les chercheurs voulaient mener cette expédition depuis des décennies mais n'avaient jamais eu les moyens matériels nécessaires, à savoir des brise-glaces et du matériel de forage perfectionné utilisé dans l'industrie pétrolière.
Pendant une grande partie de l'expédition, qui devrait s'achever à la mi-septembre, les chercheurs seront perchés au-dessus de la crête de Lomonosov et foreront trois trous de 500 mètres de profondeur dans la montagne sous-marine pour extraire des sédiments. Les échantillons prélevés seront ensuite transportés à l'université de Brême, en Allemagne, pour des analyses approfondies.
Les chercheurs espèrent que les sédiments aideront à mieux comprendre deux éléments de l'Arctique qui sont largement considérés comme des facteurs déterminant pour le climat de la Terre. Le premier est l'écoulement d'eau douce et son effet sur les courants profonds qui régulent les températures de l'océan et le second est la banquise qui renvoie la lumière du soleil agissant comme un thermostat de la planète.
Aujourd'hui, les scientifiques estiment que la banquise arctique diminue. L'expédition souligne qu'elle s'est réduite de 5% au cours des trois dernières décennies, perdant ainsi l'équivalent en superficie de la France et de l'Allemagne combinées. Le phénomène devrait contribuer au réchauffement climatique et probablement se poursuivre, selon les experts.
AP
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11:59 AM
Un cratère se forme en mer sur une coulée du volcan du Piton de la Fournaise
mardi 31 aout 2004, 18h55
SAINT-DENIS-DE-LA REUNION (AFP) -
Un cratère crachant de la lave à plusieurs dizaines de mètres de haut s'est formé mardi à la Réunion, en bordure de mer, sur la plate forme constituée par la dernière coulée du volcan du Piton de la Fournaise, selon l'Observatoire volcanologique de la Réunion qui n'avait jamais observé un tel phénomène.
Entré en éruption à plus de 2000 mètres d'altitude le 13 août, le volcan du Piton de la Fournaise a déversé, depuis, des torrents de lave dans la mer après avoir coupé la route nationale à Sainte-Rose dans le sud-est de l'île.
Ces coulées de lave dont le spectacle a attiré des milliers de Réunionnais, ont créé en mer une fois refroidies, une plateforme d'environ 5 hectares accolée à l'île. A 02h00 mardi, un cratère d'une hauteur de 5 à 8 mètres est sorti subitement de cette plateforme pour projeter de la lave à 50 m de haut.
Pour des questions de sécurité, la préfecture a décidé de fermer aussitôt les sentiers longeant le site et permettant aux touristes d'observer l'arrivée des coulées dans la mer.
Selon les responsables de l'Observatoire de la Réunion, l'origine de ce cratère inédit sur l'île peut, soit relever d'un "phénomène de surpression du magma accumulé sous les coulées" soit "la formation d'une fissure éruptive", le magma provenant d'une profondeur de 2 kms sous la mer. Des prélèvements ont été effectués et seront envoyés en métropole pour tenter d'expliquer le phénomène.
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posted by Olivier Pingot |
11:56 AM
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