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jeudi, janvier 20, 2005  

Découverte d'un insecte âgé de 39 millions d'années dans une pierre d'ambre

jeudi 13 janvier 2005, 21h38
BERLIN (AFP) -

Un insecte âgé de 39 millions d'années et appartenant à l'espèce des strepsiptères a été découvert dans une pierre d'ambre, a indiqué jeudi l'Université allemande de Iéna (est). Selon le Pr Hans Pohl, cet insecte mâle est le plus vieux et le plus gros de son espèce découvert jusqu'ici dans le monde. La bête préhistorique, appelée "Protoxenos janzeni" fait huit millimètres de long, alors que ses congénères actuels, des parasites qui se nichent dans d'autres insectes, ne mesurent que deux à six millimètres. Les mâles d'aujourd'hui ne vivent que deux heures, le temps de trouver une femelle et de se reproduire sans se nourrir. "Leur vie très courte se résume à +voler et aimer+", a expliqué le professeur Pohl, précisant que le Protoxenos janzeni se nourrissait. Les strepsiptères tirent leur nom de la forme en éventail des ailes des individus mâles. L'insecte se trouvait piégé dans un morceau d'ambre acheté à un collectionneur par le musée régional de Hesse (ouest) à Darmstadt, qui l'a confié au département de zoologie de l'Université de Iéna.

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posted by Olivier Pingot | 9:03 PM
 

Découverte de chiens qui dévoraient les dinosaures

jeudi 13 janvier 2005, 9h59
PARIS (AFP) -

Des chercheurs ont découvert en Chine les restes de deux mammifères, dont un avait la taille d'un chien, se nourrissant de jeunes dinosaures, ce qui va à l'encontre des théories voulant que les mammifères de cette époque-là étaient tout petits et insectivores. Repenomamus giganticus, datant de quelque 130 millions d'années mesurait plus d'un mètre de long et son crâne était de 50% plus important que celui de son cousin, Repenomamus robustus, déclare dans la revue Nature publiée jeudi le principal auteur de l'étude, Yaoming Hu, du Musée américain d'Histoire naturelle de New York. Ce fossile a été trouvé à Liaoning, dans le nord de la Chine, près de celui d'un R. robustus, mammifère déjà connu, dont l'estomac contenait le squelette d'un jeune dinosaure Psittacosaurus d'environ 14 cm de long, précise l'étude. L'animal qui avait dévoré le dinosaure avait plus de 50 cm de long et pesait sans doute de 4 à 6 kg. Selon M. Hu, ces deux mammifères mangeaient sans doute des plantes et de la viande, et leurs dents et machoires étaient assez puissantes pour attraper et tuer des proies vivantes. Jusqu'à présent, les mammifères de cette époque-là étaient réputés être de la taille d'un rat et insectivores, nocturnes. Le plus important connu était R. robustus, de la taille d'un opossum. "Nos découvertes constituent la première preuve directe" que certains des mammifères d'alors étaient "carnivores et se nourrissaient de petits vertébrés, y compris des jeunes dinosaures", souligne M. Hu. Par ailleurs, selon lui, cela montre que les mammifères de cette époque-là possédaient un éventail de tailles "beaucoup plus important que l'on ne pensait". "Nous pensons, ajoute-t-il, que certains grands mammifères étaient probablement en concurrence avec les dinosaures pour la nourriture et le territoire". Dans un article d'analyse accompagnant l'étude, le Pr Anne Weil, de l'Université Duke à Durham (Caroline du Nord) estime que "ces dernières découvertes devraient déclencher une avalanche de questions et de spéculations". Parmi elles : "En quoi ces mammifères ont-ils influencé l'évolution des dinosaures", est-ce pour fuir ces prédateurs que certains d'entre eux ont fini par voler?

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posted by Olivier Pingot | 4:39 PM
 

Des mammifères mangeaient probablement des dinosaures, selon une étude

mercredi 12 janvier 2005, 19h50
DENVER (AP) -

Les restes d'un petit dinosaure ont été retrouvés dans le ventre d'un fossile de mammifère en Chine, une découverte surprenante alors que les scientifiques estiment depuis longtemps que les premiers mammifères ne pouvaient attaquer et manger les dinosaures. Les chercheurs considèrent que cette découverte présentée dans la revue "Nature" publiée jeudi est probablement la première preuve que des mammifères chassaient de petits dinosaures il y a quelque 130 millions d'années. Elle contredit la théorie traditionnelle de l'évolution des espèces selon laquelle les premiers mammifères étaient des créatures craintives pas plus grosse qu'un écureuil. Le mammifère dont le fossile a été mis au jour avait la taille d'un grand chat. Il appartient à une espèce baptisée "Repenomanus robustus" dont on avait déjà trouvé des fragments de crâne par le passé. Plus complet, le spécimen couché sur le côté mesure un peu moins de 60 centimètres de long et pesait probablement 7 kilos. Sous les côtes, à l'emplacement de l'estomac, les paléontologues ont retrouvé des restes parcellaires d'un très jeune Psittacosaurus, ou "dinosaure perroquet", un petit herbivore très commun à l'époque, doté d'un bec ressemblant à celui du volatile. Il ne mesurait que 13 centimètres de long alors que les Psittacosaurus adultes pouvaient atteindre 1,80 mètre de long. Les restes sont toujours reconnaissables, ce qui suggère que le Repenomanus n'avait probablement pas développé la capacité de mâcher la nourriture comme les mammifères plus avancés. "Il devait avaler de gros morceaux sans mâcher", souligne Meng Jin, du Muséum américain d'histoire naturelle à New York. Un deuxième fossile de Repenomanus découvert sur le même site serait le plus grand mammifère de cette époque jamais trouvé. De la taille d'un chien, il est vingt fois plus grand que la plupart des mammifères du début du Crétacé: il mesurait près d'un mètre de long et pesait 13,5 kilos. Les scientifiques l'ont baptisé Repenomanus giganticus. Les deux fossiles "modifient profondément notre perception des choses", souligne M. Meng, coauteur de l'étude parue dans "Nature". D'autres chercheurs qui n'ont pas participé aux travaux, qualifient ces découvertes d'"exaltantes". Les deux fossiles ont été découverts il y a deux ans dans la province de Liaoning (nord-est). Ils ont ensuite été analysés par des chercheurs chinois et américains. La région de Liaoning était déjà connue pour abriter les restes de petits dinosaures à plumes et d'oiseaux anciens. AP

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posted by Olivier Pingot | 4:37 PM
 

Nouvelle espèce de macaque trouvée en Inde

jeudi 16 décembre 2004, 9h22
PARIS (AFP) -

Pour la première fois depuis plus d'un siècle, une nouvelle espèce de macaque a été découverte par des chercheurs indiens dans les forêts de montagne de l'Etat d'Arunachal Pradesh (nord-est du pays), annonce la revue Science dans un communiqué publié sur son site Internet. Le macaque d'Arunachal, précisent Anindya Sinha et ses collègues de la Fondation pour la conservation de la nature de Mysore, est un singe trapu, avec un visage exceptionnellement foncé, une longueur de queue et d'autres caractères anatomiques "qui le distinguent de ses plus proches parents", les macaques d'Assam et du Tibet. Ce singe, qui est l'un des plus "montagnards" puisqu'on le rencontre dans des altitudes allant jusqu'à 3.500 mètres, se trouve dans une région riche en diversité biologique et en même temps fortement menacée par la développement humain. "Cela ne semble pas l'empêcher de prospérer", notent les chercheurs. Quatorze groupes qui font partie "d'une population assez importante" éparpillée à travers un territoire de quelque 1.200 kilomètres carrés. C'est le premier macaque décrit depuis 1903, la 21e espèce connue de macaque et la huitième identifiée en Inde. Cependant, soulignent les auteurs de cette annonce provisoire, la détermination de sa place exacte au sein de la famille des primates nécessite encore d'autres recherches scientifiques. A cette fin, les biologistes indiens espèrent obtenir un échantillon de son ADN pour analyses génétiques. L'espèce doit faire l'objet d'une annonce scientifique dans l'International Journal of Primatology en août 2005. En attendant, l'équipe à l'origine de la découverte demande dès à présent au gouvernement d'accorder à l'habitat du primate le statut de "zone protégée."

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posted by Olivier Pingot | 4:21 PM

lundi, décembre 06, 2004  

Des oeufs de ptérosaures découverts en Argentine et en Chine (Nature)

mercredi 1 décembre 2004, 20h51
PARIS (AFP) -

Deux oeufs fossilisés de ptérosaures, différents l'un de l'autre et qui témoignent de la diversité de ces reptiles volants de l'ère secondaire, ont été découverts en Argentine et en Chine, selon la revue Nature à paraître jeudi. Vieux de quelque 100 millions d'années, le premier oeuf, décrit par Luis Chiappe, du Muséum d'histoire naturelle de Los Angeles (Californie), est celui d'un ptérodaustro trouvé en Argentine centrale. L'espèce de ce ptérosaurien a pu être identifiée grâce aux restes d'embryon préservés dans cet oeuf. Le ptérodaustro se caractérisait par des mâchoires armées de centaines de dents longues et effilées, vraisemblablement destinées à filtrer l'eau pour en extraire les micro-organismes dont il se nourrissait, comme le font d'aujourd'hui les flamants à l'aide de leur bec filtreur. Le second oeuf, mis au jour dans le nord-est de la Chine, est plus ancien de 121 millions d'années environ, selon le paléontologue Qiang Ji, de l'Université de Nankin, et ses collègues. Mais alors que l'oeuf d'Argentine comprend des fragments d'une coquille dure en calcite, comparable à celui des oiseaux et des dinosaures, le ptérosaure chinois avait une coquille molle, proche de celle des reptiles modernes. Les oeufs de ptérosaures étaient inconnus jusqu'à cette année. La première découverte a été annoncée dans Nature en juin dernier. Les ptérosaures étaient de lointains cousins volants et compagnons des dinosaures. Apparus voici quelque 220 millions d'années, ils ont disparu, comme tous les grands reptiles terrestres, il y a 65 millions d'années.

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posted by Olivier Pingot | 9:06 AM

mercredi, décembre 01, 2004  

Un ptérosaure géant découvert dans un tiroir du Muséum de Troyes

vendredi 26 novembre 2004, 17h21
PARIS (AFP) -

L'existence d'un ptérosaure de plus de sept mètres d'envergure, qui vivait il y a quelque 135 millions d'années dans l'est du Bassin parisien, a été révélée par un os de bras découvert dans un tiroir du Muséum d'histoire naturelle de Troyes (Aube), révèle une étude à paraître en décembre dans le Bulletin de la Société géologique de France. Cet os, ou plus exactement le moulage naturel de sa cavité interne, a été identifié par le paléontologue Eric Buffetaut, du CNRS, comme l'humérus (os long entre l'épaule et le coude) d'un ptérosaure géant du début du Crétacé (période géologique de moins 65 millions à moins 144 millions d'années). Si l'espèce exacte est impossible à établir à partir de cette seule pièce en calcaire jaunâtre, elle n'en fournit pas moins des renseignements inédits sur ces reptiles volants en général. Sa longueur, de 34,5 centimètres en l'état, soit environ 37 cm à l'origine, précise le scientifique, en fait l'un des humérus de ptérosaure les plus longs que l'ont ait découvert à ce jour. En le comparant aux mêmes os humérus d'autres ptérosaures de grande taille, sa longueur correspond à une envergure totale de l'ordre de 7,40 mètres. "Malgré les incertitudes inhérentes à ce genre de calculs, il n'y a aucun doute que le ptérosaure de l'Aube était de très grande taille, avec une envergure proche de celle des plus grandes espèces connues du Crétacé supérieur. Il confirme pleinement l'idée selon laquelle les ptérosaures géants sont apparus très tôt au Crétacé inférieur", résume l'auteur de l'étude. Même si quelque 150 espèces en ont été décrites à ce jour, l'origine des ptérosaures reste énigmatique. On n'en connaît aucune forme ancestrale, supposée quadrupède, puisque les ptérosaures les plus anciens, vieux de 220 millions d'années, présentent déjà une parfaite adaptation à la vie dans les airs. Quelle que soit leur envergure, d'à peine vingt centimètres ou supérieure à dix mètres, ils ont pour caractéristique commune des mains dotées d'un quatrième doigt extrêmement allongé, qui constitue la totalité du bord d'attaque de leurs ailes en peau tendue jusqu'aux cuisses. Les derniers ptérosaures se sont éteints en même temps que les dinosaures, il y a 65 millions d'années. Le ptérosaure de l'Aube doit sa "vie nouvelle" à la préparation d'une récente exposition au Muséum de Troyes sur les dinosaures. A la recherche de merveilles oubliées au fond des tiroirs, le conservateur de l'établissement, Pascal Leblanc, est tombé sur cet "os" sans étiquette, issu des anciennes collections de la Société académique de l'Aube, et a aussitôt pensé à le présenter à Eric Buffetaut. Sans l'invitation faite à ce grand spécialiste des dinosaures, ptérosaures et oiseaux primitifs, le spécimen n'aurait probablement jamais été remarqué et identifié, comme des milliers d'autres pièces extraordinaires qui dorment dans les tiroirs ou cartons poussiéreux des musées à travers le monde.

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posted by Olivier Pingot | 8:29 AM

mercredi, octobre 27, 2004  

Fossile d'un oisillon de 121 millions d'années en Chine

jeudi 21 octobre 2004, 21h02
WASHINGTON (AP) -

Le fossile de ce qui est l'un des plus vieux oisillons du règne ailé jamais découvert a été trouvé dans le nord de la Chine: il est estimé à 121 millions d'années. Il est recroquevillé comme s'il était toujours dans sa coquille. L'oiseau, très petit, a une grosse tête, des plumes, et un squelette dur, signe que l'oeuf qui l'abritait était proche d'éclore. Ce fossile a été découvert dans la province de Liaoning par des chercheurs de l'Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie de l'Académie des sciences de Chine. Zhonghe Zhou et Fucheng Zhang publient leur découverte dans la revue Science de cette semaine. Ils notent que des embryons d'oiseaux aussi anciens ont déjà été découverts mais qu'ils n'avaient pas de plumes. Certains oiseaux, qualifiés de précoces, naissent avec des plumes et peuvent se nourrir par eux-mêmes dès l'éclosion, contrairement à d'autres qui naissent déplumés et qui doivent être élevés par leurs parents dans un nid.

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posted by Olivier Pingot | 8:16 AM

mardi, octobre 12, 2004  

Les dinosaures étaient en voie de disparition avant l'impact de l'astéroïde

mardi 12 octobre 2004, 8h24
WELLINGTON (AFP)

Les dinosaures étaient déjà en voie de disparition avant que la terre soit heurtée par un astéroïde dont l'impact est généralement considéré comme responsable de leur extinction, affirment deux scientifiques dans une revue spécialisée publiée mardi en Nouvelle-Zélande. Dans un article du mensuel "Trends in Ecology and Evolution" ("Tendances de l'écologie et de l'évolution"), le professeur David Penny de l'Université Massey en Nouvelle-Zélande, spécialiste de l'évolution, et le Dr Matt Phillips de l'Université d'Oxford, en Grande-Bretagne, plaident en faveur d'un réexamen de la théorie de l'astéroïde. Cette théorie affirme que les oiseaux et les mammifères n'ont été en mesure de se développer sur la Terre qu'après l'impact d'un astéroïde qui extermina les dinosaures et les ptérosauriens, à la fin du crétacé, il y a 65 millions d'années. "En 25 ans, les géophysiciens n'ont toujours pas apporté la moindre preuve que cet astéroïde est la première raison du déclin des dinosaures et des ptérosauriens", ont indiqué les deux chercheurs. Ils estiment que les oiseaux et les mammifères ont commencé à dépasser en nombre les dinosaures il y a entre 20 et 30 millions d'années alors qu'ils avaient entamé leur diversification entre 80 et 90 millions d'années. David Penny a indiqué que les fossiles pourraient permettre de savoir quand les différentes espèces de dinosaures, d'oiseaux et de mammifères étaient présents sur la Terre afin de déterminer la période de déclin des dinosaures et celle de la prolifération des oiseaux et des mammifères. Les données des fossiles manquent certes de précisions pour tirer des conclusions définitives, admettent les scientifiques, mais les preuves rassemblées vont malgré tout à l'encontre de la théorie de l'astéroïde. "La combinaison des preuves des fossiles et des molécules semble attester d'une expansion des oiseaux et des mammifères, et d'un déclin des dinosaures et des ptérosauriens, plusieurs millions d'années avant la fin du crétacé", ont-ils indiqué.

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posted by Olivier Pingot | 5:06 PM
 

Un petit tyrannosaure à plumes découvert en Chine

jeudi 7 octobre 2004, 7h39
PARIS (AFP)

Un petit ancêtre à plumes des gigantesques tyrannosaures, vieux de quelque 130 millions d'années, a été identifié par des chercheurs chinois et américains à partir d'un fossile mis au jour dans le nord-ouest de la Chine, annonce la revue Nature de jeudi. Cette découverte est basée sur l'examen d'un squelette quasi complet et d'un second fossile moins bien préservé, déterrés sur le site paléontologique de Lujiatun, dans la formation géologique de Yixian (province du Liaoning), expliquent Xing Yu, de l'Académie des sciences de Chine à Pékin et travaillant régulièrement au Muséum américain d'histoire naturelle de New York, et ses collègues. Le nouveau dinosaure a reçu le nom scientifique de Dilong paradoxus : le terme choisi pour le genre est inspiré du "di", empereur, et "long", dragon, en chinois, tandis que le nom de l'espèce fait allusion à la mosaïque "paradoxale" de ses particularités anatomiques, à la fois primitives et développées par rapport aux autres dinosaures. Gracile et de petite taille (1,5 mètre de long environ), précisent les scientifiques, le dragon empereur est le plus ancien fossile à montrer que les premiers tyrannosauroïdes étaient couverts de plumes primitives. L'un des spécimens porte en effet les empreintes d'un duvet de "proto-plumes", dont les fins filaments font cependant penser plutôt à des cheveux. Il ne faut évidemment pas en déduire que le tyrannosaure rex de 15 mètres de long, qui a vécu il y a 70 à 65 million d'années, était lui aussi habillé de plumes, avertissent les chercheurs. Par ailleurs, le nouveau venu dans la famille des tyrannosaures n'est pas le premier à révéler l'existence de ce genre de plumes primitives. Plusieurs autres fossiles différents, mis au jour ces dernières années notamment dans la même région de Chine, en portaient déjà des traces. Néanmoins, en général, les paléontologues restent divisés quant à l'interprétation de ces filaments. Les uns pensent détenir là une indication indiscutable sur l'origine des oiseaux modernes à partir de ce type de dinosaures, tandis que les autres voient dans les "proto-plumes", tout au moins dans certains cas, de simples empreintes de tendons et de ligaments sous la peau.

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posted by Olivier Pingot | 5:02 PM

mardi, octobre 05, 2004  

Il y a 10 000 ans, homme et climat ont favorisé la disparition des grands mammifères

LE MONDE | 02.10.04 | 12h15
Il y a trente mille ans, les continents étaient encore peuplés de nombreux grands mammifères, qui s'étaient épanouis pendant le pléistocène. Cette période, qui s'est étendue entre 1,8 million d'années et 10 000 ans, a été marquée par plusieurs épisodes glaciaires et interglaciaires. La "mégafaune", très diversifiée, comportait alors environ 150 genres d'animaux répartis sur tous les continents du globe. Des mammouths, des mastodontes (cousins des mammouths), des paresseux, des machairodontes (félins à dents de sabre) et des castors géants peuplaient l'Amérique du Nord. D'étranges herbivores ressemblant à un croisement entre le cheval et le tapir parcouraient les plaines sud-américaines, raconte Anthony Stuart, professeur à University College (Londres), dans un numéro de Pour la science consacré à "La vie au temps des mammouths" (avril-juin 2004). La faune australienne, quant à elle, était caractérisée par des marsupiaux et des kangourous géants à museau raccourci, de très gros oiseaux coureurs et l'énorme varan Megalania prisca, dont le poids approchait la tonne. A la même époque, mammouths et rhinocéros laineux, cerfs géants et ours des cavernes côtoyaient les lions et les hyènes tachetées en Europe et en Asie septentrionale. Mais, il y a dix mille ans, les deux tiers de cette faune ont disparu, et ce de manière inégale selon les continents. Pendant longtemps, on a supposé que l'homme était le principal responsable de cette extinction. Une hypothèse défendue par le paléontologue Paul Martin, de l'université de Tucson (Arizona), qui postule qu'une chasse intense, une sorte de " guerre éclair", aurait contribué à la disparition de ces espèces en mille cinq cents ans, voire en cinq cents ans. Sceptiques, d'autres chercheurs ont fait valoir que l'homme préhistorique, avec ses armes certes efficaces, mais primitives, ne pouvait avoir contribué seul à la disparition d'une si grande quantité d'espèces. De profonds changements climatiques et environnementaux survenus à partir de 21 000 ans, date du dernier maximum glaciaire, n'auraient-ils pas aussi joué un rôle ? A en croire les chercheurs, cet épisode glaciaire et le réchauffement de 10 °C qui a suivi pourraient être à l'origine du drame. Une étude publiée dans la revue Science du 1er octobre et signée du paléobiologiste Anthony Barnosky (Muséums de paléontologie et de zoologie des vertébrés, université de Californie) et de plusieurs scientifiques américains, conclut au rôle conjoint de l'homme et du climat dans cette disparition massive. "Les données paléontologiques, climatologiques, archéologiques et écologiques dont nous disposons montrent que la chasse n'est pas en cause sur tous les continents, bien que les humains aient contribué à l'extinction sur certains d'entre eux. Il semble que l'intersection de l'impact humain avec des changements climatiques importants ait dirigé le rythme et la géographie de l'extinction dans l'hémisphère Nord." Dans l'hémisphère Sud, les données ne sont pas suffisantes pour trancher. UNE LEÇON POUR L'AVENIR Pour se faire une idée plus précise de la question, Anthony Barnosky et son équipe ont étudié la situation sur chaque continent. En Australie, les données sont éparses. Mais ils constatent qu'il y a eu peu de changements climatiques au moment de l'extinction animale, entre 50 000 et 40 000 ans. Cependant les hommes étaient déjà présents à ce moment-là sur l'île-continent, et certains scientifiques supposent que les feux qu'ils ont allumés ont davantage contribué à l'extinction que la chasse proprement dite. En Europe, le réchauffement climatique vers 12 000 ans a frappé les animaux adaptés au froid, tels le rhinocéros et le mammouth laineux. Il est alors possible que l'expansion d'Homo sapiens sapiens ? dont l'outillage et la nourriture étaient diversifiés ? ait eu un impact négatif sur ces animaux. En Amérique du Nord, par contre, les humains ont accéléré le processus d'extinction enclenché par le climat. Les premières traces de chasse du mammouth correspondent en effet à la découverte des pointes de flèche en pierre taillée appartenant aux chasseurs de la culture Clovis (née il y a 11 400 ans, cette culture porte le nom de la ville du Nouveau-Mexique où ces armes furent décrites pour la première fois). Quinze siècles après l'apparition de cette culture, une grande partie des grands mammifères avait disparu du continent nord-américain. En Amérique du Sud, la situation n'est pas très claire. Mais il est possible que des incursions humaines combinées avec les changements climatiques coïncident avec la disparition de grands mammifères comme le lama et le tatou. En Afrique, il est difficile de trancher en faveur de l'homme ou du climat. Tout cela inquiète Anthony Barnosky quant à l'avenir de la faune sauvage contemporaine. "Car, précise-t-il, les activités humaines combinées avec le changement climatique vont probablement conduire à des modifications de l'écosystème et à l'extinction inévitable de la plupart des espèces." En effet, "l'homme empiète de plus en plus sur les zones refuges des grands animaux sauvages, ce qui les empêchera de se redéployer géographiquement, comme dans le passé, pour faire face aux changements climatiques". Christiane Galus

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posted by Olivier Pingot | 5:27 PM

jeudi, septembre 23, 2004  

Les dinosaures prenaient soin de leur progéniture

La découverte de squelettes fossilisés en Chine suggère que les dinosaures étaient des parents attentionnés.
Chine
15/09/2004 -

Les dinosaures étaient-ils des parents attentionés ou bien d'indifférents géniteurs ? La question vient sans doute d'être tranchée après la découverte d'une série de fossiles en Chine. Il y a plus de 100 million d?années, un dinosaure de la famille des Psittacosaurus a été enterré vivant, surpris par une coulée de boue, alors qu'il était en train de s'occuper de 34 jeunes. Cette découverte d'un dinosaure adulte affichant un soin parental est la première du genre. [Légende (Photo : David Varricchio)] L'étude des squelettes fossilisés des jeunes Psittacosaurus suggère qu'ils étaient âgés de quelques mois. Ils étaient assez grands pour se débrouiller tout seuls mais sans doute avaient-ils encore besoin de leur mère, avancent les scientifiques du musée d'histoire naturelle de Dalian, en Chine, et de l'université d'Etat du Montana, aux Etats-Unis, qui publient leur analyse dans la revue Nature. Les jeunes dinosaures étaient en effet tous rassemblés autour de l'unique adulte au moment où ils ont été ensevelis. Pendant longtemps, les biologistes ont cru que seuls les oiseaux et les mammifères prenaient soin de leur progéniture jusqu'à ce que leurs rejetons atteignent un âge avancé. Par leur comportement, les dinosaures se rapprochent donc plus des oiseaux modernes que des lézards, qui délaissent leurs bébés très vite après leur naissance.

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posted by Olivier Pingot | 8:59 AM

mercredi, septembre 15, 2004  

Les dinosaures étaient peut-être des parents attentionnés

mercredi 8 septembre 2004, 19h40
PARIS (AFP) -
Les parents dinosaures pourraient avoir été des parents attentionnés qui s'occupaient de leurs petits pendant une bonne partie de leur enfance, rapporte une étude du magazine Nature à paraître jeudi, suite à la découverte d'un fossile de dinosaure adulte entouré de 34 jeunes. Le fossile, conservé au musée d'histoire naturelle de Dalian, en Chine, montre un Psittacosaurus, ou "reptile perroquet", et une trentaine de jeunes dans une position dressée, comme s'ils avaient été ensevelis brusquement, avant même de pouvoir réagir. La présence de ces jeunes déjà développés, nettement plus grands que des spécimens sortant de l'oeuf, "laisse penser qu'il existait une relation biologique et que les parents s'occupaient de leurs petits après l'éclosion", estime l'équipe de scientifiques de l'Université d'Etat du Montana, dirigée par David Varricchio. Les os étaient "totalement ossifiés et bien formés", précisent les paléontologues, un élément qui, "combiné au développement des os, aux taux de croissance lents, à la taille et au nombre de jeunes, indique que la croissance après éclosion (des oeufs) avait été importante et que les parents s'occupaient de leurs petits sur une longue période". Les fossiles, trouvés dans la région de Liaoning en Chine, sont remarquables par leur regroupement dans une zone de 0,5 m2. Les squelettes des jeunes présentent les vertèbres dorsales, les côtes et le pelvis. La position des membres avant et arrière montre qu'ils étaient actifs lorsqu'ils ont été surpris par la chute de retombées volcaniques ou par l'effondrement d'un abri, d'un nid, souterrain. Le Psittacosaurus, qui vivait en Asie à la fin du Crétacé (65 millions d'années), mesurait de un à deux mètres de long et avait un mètre de haut. Cet herbivore pesait environ 25 kg et portait un bec dur et recourbé, d'où son appellation de "reptile perroquet".

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posted by Olivier Pingot | 3:44 PM
 

Des fossiles de reptiles marins géants découverts dans l'Arctique

jeudi 2 septembre 2004, 16h43
OSLO (AP) -

Des chercheurs norvégiens ont mis au jour sur une île de l'Arctique des fossiles rarissimes de deux reptiles marins géants, dont l'un ressemble à l'ancêtre du légendaire monstre du Loch Ness. Ces fossiles, en très bon état, d'un ichthyosaure et d'un plésiosaure ont été découverts dans les îles Svalbard, au nord de la Norvège, à 500 km au large, et transférés au Musée géologique d'Oslo, a annoncé jeudi un des membres de l'équipe de chercheurs, Hans Arne Nakrem. Pour la première fois, un crâne complet d'ichthyosaure a été découvert, a-t-il précisé. Les plésiosaures, adaptés à la vie dans l'océan, avaient un très long cou et une très longue queue, ainsi qu'un corps dodu et des pattes ayant évolué en nageoires. Ils pouvaient atteindre 15 mètres de long. "Ils ressemblent à l'idée que nous nous faisons de Nessie, le monstre du Loc Ness", a expliqué Joern Hurum, spécialiste en dinosaures et chef de l'équipe. Avec leurs impressionnantes mâchoires qui pouvaient "tout déchiqueter en tous petits morceaux", les plésiosaures étaient au sommet de la chaîne alimentaire dans les mers, ajoute-t-il. L'Ichthyosaure ressemblait lui à un poisson, avec une nageoire dorsale et des pattes palmées. Il pouvait atteindre jusqu'à cinq mètres de long. Tout deux vivaient il y a environ 160 millions d'années, et ont disparu il y a environ 65 millions d'années. AP

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posted by Olivier Pingot | 3:44 PM

mercredi, juin 09, 2004  

Un nouveau dinosaure découvert dans le Montana

jeudi 20 mai 2004, 17h41
PHILADELPHIE (AP) -


La découverte d'un os étrange par un professeur américain lors d'une promenade à cheval dans le Montana a permis de mettre au jour les restes d'une nouvelle espèce de dinosaure dotée d'un long cou, d'une longue queue et d'une mystérieuse cavité dans le crâne. La découverte du "Suuwassea emilieae", une créature vieille de 150 millions d'années, est détaillée par des chercheurs de l'université de Pennsylvanie dans le dernier numéro de la revue "Acta Paleontologica Polonica". Avec ses 15 mètres de long, il est plus petit que le diplodocus et l'apatosaure, deux autres représentants de sa famille, les sauropodes, qui regroupent de gros dinosaures herbivores. "Il possède un certain nombre de traits distinctifs mais le plus étonnant est la présence d'un second trou dans son crâne", souligne Peter Dodson, un professeur de l'université de Pennsylvanie, principal auteur de l'étude. Le fossile a été découvert par un de ses confrères, William Donawick, lors d'une promenade à cheval à l'automne 1998 dans le sud du Montana. Il est désormais conservé à l'Académie des sciences naturelles de Philadelphie aux Etats-Unis.


AP lma/v0197/Bg

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posted by Olivier Pingot | 10:08 AM
 

Un astéroïde aurait pu contribuer à la plus grande extinction d'espèces, selon une étude

jeudi 13 mai 2004, 20h15
WASHINGTON (AP) -


Des chercheurs pensent avoir découvert les traces d'un cratère creusé par un astéroïde au large de l'Australie, qui pourrait avoir un lien avec la plus grande extinction d'espèces qu'ait connue la terre, il y a 250 millions d'années, selon une étude publiée jeudi dans la revue "Science". Bien avant la disparition des dinosaures il y a 65 millions d'années, l'extinction dite du Permien-Triassique a vu s'éteindre 90% des espèces sur terre. Selon la théorie la plus largement admise, le phénomène se serait déroulé sur plusieurs milliers d'années et aurait été provoqué par des éruptions volcaniques: des tonnes de gaz toxiques auraient été rejetées dans l'atmosphère, changeant progressivement le climat de la planète. La nouvelle découverte vient soutenir une autre hypothèse, selon laquelle la chute d'un gros astéroïde aurait également joué un rôle dans l'extinction du Permien-Triassique. La nouvelle étude cite des indices de l'existence d'un cratère de 193 kilomètres de diamètre, qui aurait été creusé par un impact d'astéroïde à cette époque au large du nord-ouest de l'Australie. Les chercheurs l'ont baptisé Bedout. "Nous pensons qu'une extinction massive peut être expliquée par des catastrophes comme la chute d'un astéroïde et une activité volcanique se produisant de manière synchronisée", souligne dans un communiqué Luann Becker, de l'université de Californie, qui a dirigé les recherches. Mais d'autres scientifiques se montrent très sceptiques. "On n'a même pas encore la certitude qu'il s'agit bien d'un cratère", souligne Peter Ward, professeur en géologie à l'université de Washington. Une étude approfondie est nécessaire pour confirmer la nature du site de Bedout, qui est mal préservé et enterré profondément. L'équipe de Luann Becker, financée par la NASA et la Fondation nationale pour la science, recherchait un cratère dans l'hémisphère sud après avoir trouvé ce qui semblait être les débris d'un impact d'astéroïde dans l'Antarctique. Le Pr. Becker a appris que des compagnies pétrolières avaient réalisé des carottages sur le site de Bedout il y a plusieurs décennies. Dans ces échantillons, elle a découvert les indices d'un impact d'astéroïde, que des sédiments d'un puits d'exploration pétrolière ont permis de dater.

AP lma/v145/nc

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posted by Olivier Pingot | 10:07 AM

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